vendredi 1 février 2019

Avez-vous lu Condillac ?

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Dans le supplément Science et médecine du Monde en date du 30 janvier, l'éthologue et primatologue Franz de Waal insiste sur notre proximité avec les autres animaux. Tout comme nous, ceux-ci ressentent des émotions -- joie, peur, colère... -- qui structurent leur vie sociale. Il dénonce " le désir de mettre les humains à part et de renier leur animalité. [...] Des domaines universitaires entiers, tels que l'anthropologie, la philosophie, les sciences sociales, semblent s'attarder sur ce qui nous distingue des animaux, mais le message qui émane des sciences naturelles -- médecine, neurosciences, biologie -- est bien différent : les humains sont comme les animaux et les animaux sont comme les humains. Pour le dire avec des mots plus simples : nous sommes des animaux. ". Il ajoute : " quand on voit à quel point les animaux ont les mêmes réactions physiologiques que nous, les mêmes expressions faciales et possèdent le même type de cerveau, n'est-ce pas étrange de penser que leurs expériences intérieures sont radicalement différentes des nôtres. "

Et s'il ne s'agissait que des émotions. Mais tout se tient dans l'expérience animale -- la nôtre comme celle de tous les animaux . Si je toque du doigt sur une table avec l'intention de l'y enfoncer, je me heurte à la dure résistance de sa surface et comprends que mon désir est irréalisable. Au départ, donc, une sensation. A partir de cette sensation, une opération psychique de compréhension, autrement dit un acte d'intelligence (le mot latin intelligere veut dire comprendre, et un acte d'intelligence n'est rien d'autre qu'un acte de compréhension). Cette séquence sensation-intelligence de la sensation engendre la fixation dans la mémoire d'une ou plusieurs images ( au moins deux : celle de l'acte que j'ai fait, de la rencontre de mon corps avec la table ; celle de la table elle-même, avec ses divers attributs -- dureté, couleur, forme etc.). Ces images ne sont pas autre chose que des idées ( le mot grec eïdos veut dire image ). On obtient donc la séquence : sensation - intelligence de la sensation - image - idée - stockage de l'expérience et de l'image-idée dans la mémoire ( qui rendra possible dans l'avenir d'autres expériences non-erronées ).

Qu'il soit encore nécessaire, comme le fait Franz de Waal, d'enfoncer, en ce début de XXIe siècle, de telles portes ouvertes peut paraître sidérant. En effet, voici plus de trois siècles que, dans son Traité des animaux, l'abbé Condillac décrit brillamment ces processus fondamentaux qu'on retrouve les mêmes dans le psychisme de tous les animaux, nous comme les chats et les poissons. Du reste, le mot animaux est employé par lui pour désigner tous les êtres vivants animés. Pour lui, les humains sont donc des animaux parmi tous les autres.

Voici comment, au premier chapitre de la Seconde partie de son Traité des animaux, Condillac décrit le processus qui conduit les animaux de la sensation à l'idée :

" Au premier instant de son existence, un animal ne peut former le dessein de se mouvoir. Il ne sait seulement pas qu'il a un corps, il ne le voit pas, il ne l'a pas encore touché.
   Cependant les objets font des impressions sur lui ; il éprouve des sentiments agréables et désagréables : de là naissent ses premiers mouvements ; mais ce sont des mouvements incertains ; ils se font en lui sans lui ; il ne sait point encore les régler.
   Intéressé par le plaisir et par la peine, il compare les états où il se trouve successivement. Il observe comment il passe de l'un à l'autre, et il découvre son corps et les principaux organes qui le composent.
   Alors, son âme apprend à rapporter à son corps les impressions qu'elle reçoit. Elle sent en lui ses plaisirs, ses peines, ses besoins ; et cette manière de sentir suffit pour établir entre l'un et l'autre le commerce le plus intime. En effet, dès que l'âme ne se sent que dans son corps, c'est pour lui comme pour elle qu'elle se fait une habitude de certaines opérations ; et c'est pour elle comme pour lui que le corps se fait une habitude de certains mouvements.
   D'abord le corps se meut avec difficulté ; il tâtonne, il chancelle ; l'âme trouve les mêmes obstacles à réfléchir ; elle hésite, elle doute.
   Une seconde fois les mêmes besoins déterminent les mêmes opérations, et elles se font de la part des deux substances avec moins d'incertitude et de lenteur.
   Enfin les besoins se renouvellent, et les opérations se répètent si souvent, qu'il ne reste plus de tâtonnements dans le corps, ni d'incertitude dans l'âme : les habitudes de se mouvoir et de juger sont contractées.
   C'est ainsi que les besoins produisent d'un côté une suite d'idées, et de l'autre une suite de mouvements correspondants.
   Les animaux doivent donc à l'expérience les habitudes qu'on croit leur être naturelles. [...] ".


Je rappelle que par animaux, Condillac désigne l'ensemble des êtres vivants animés, c'est-à-dire ceux que nous appelons animaux, et les  humains. Il n'y a pas de différence pour lui dans la formation des uns et des autres.


Bien entendu, Condillac récusait la fameuse théorie cartésienne des animaux machines. Pour lui, le métaphysicien qu'était Descartes avait commis l'erreur de généraliser aux animaux les conséquences de son système, au lieu de commencer par les observer :

" C'était peu pour Descartes d'avoir tenté d'expliquer la formation et la conservation de l'univers par les seules lois du mouvement, il fallait encore borner au pur mécanisme jusqu'à des êtres animés. Plus un philosophe a généralisé une idée, plus il veut la généraliser. Il est intéressé à l'étendre à tout, parce qu'il lui semble que son esprit s'étend avec elle, et elle devient bientôt dans son imagination la première raison des phénomènes.
   C'est souvent la vanité qui enfante ces systèmes, et la vanité est toujours ignorante ; elle est aveugle, elle veut l'être, et elle veut cependant juger ; les fantômes qu'elle produit ont assez de réalité pour elle : elle craindrait de les voir se dissiper.
   Tel est le motif secret qui porte les philosophes à expliquer la nature sans l'avoir observée, ou du moins après des observations assez légères. Ils ne présentent que des notions vagues, des termes obscurs, des suppositions gratuites, des contradictions sans nombre ; mais ce chaos leur est favorable : la lumière détruirait l'illusion ; et s'ils ne s'égaraient pas, que resterait-il à plusieurs ? Leur confiance est donc grande, et ils jettent un regard méprisant sur ces sages observateurs qui ne parlent que d'après ce qu'ils voient, et qui ne veulent voir que ce qui est : ce sont à leurs yeux de petits esprits qui ne savent pas généraliser. "


L'oeuvre considérable de Condillac est fort peu connue et lue. Une réédition en est en cours chez Vrin.


Humain présomptueux que je suis, j'aurais aisément tendance à me considérer comme supérieur à mon chat. Mais je ne suis pas du tout sûr que lui se considère comme inférieur à moi.


Condillac ,    Traité des animaux   ( Vrin )


jeudi 31 janvier 2019

Michel Legrand en prend pour son grade

Sur ma page d'accueil d'Orange, à la rubrique People, je lis :

" En larmes, Macha Méril raconte la fin de Michel Legrad "

Il est certain que l'intéressé occupait dans le monde de la musique un grade élevé.

Et puis, Legrad, c'est tout de même mieux que Legras.

mardi 29 janvier 2019

Encore un coup de Macron !

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Non content d'avoir autorisé les CRS à balancer sur les gilets jaunes des trucs qui font mal, Macron a fait passer, depuis l'Egypte où il fait du tourisme, la consigne aux médias audio-visuels de faire tourner en boucle la photo du dénommé Jérôme Rodrigues après qu'il se soit reçu dans la tronche un vague éclat de grenade. Le résultat ne s'est pas fait attendre : les réseaux sociaux ont immédiatement été inondés de commentaires hilares et hilarants sur le thème : mon dieu qu'il est moche !

C'est vrai qu'avant, il était pas beau, mais après percussion il est vraiment atroce. Perso, j'en rigole depuis trois jours




Résultat de recherche d'images pour "jérôme rodrigues"
Avant

Après

Mon Dieu, qu'il est moche ! A rire ou à pleurer, selon. Perso, en voyant ça, je rigole comme un bossu. Mais je conçois qu'on pousse des cris d'horreur. En tout cas, en incitant les médias à diffuser en boucle des images de ce genre, Macron joue sur du velours. On imagine en effet sans peine la conclusion du citoyen lambda : c'est ça un gilet jaune ? Ben dis donc...

A croire qu'il s'agit de faux concoctés par les services de l'Elysée pour discréditer le mouvement.

mercredi 23 janvier 2019

La complainte de l'électeur ou élections piège à cons

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Le plus con
De tous les connards du monde,
C'est celui
Que j'ai élu avec vous ;
J'ai élu
Bien des connards à la ronde
Mais aucun
N'est plus con que celui-là ...

Tout fier de moi, j'avais décidé d'intituler ma chanson la Chanson de Macron mais je me suis avisé -- ce n'était pas bien difficile -- qu'on pouvait repérer en pagaille dans la classe politique des cons infiniment plus cons que Macron (sans compter leur incompétence, leur propension à la corruption, leur  tentation de faire longuement carrière dans la branche, leur mépris du peuple -- des femmes en particulier etc).

Que pourrait-on bien faire, me suis-je demandé, pour porter remède à des dispositions constitutionnelles qui nous ont conduits à la crise où nous pataugeons tous actuellement , gouvernants et gouvernés ?

Mais au fait, qui sont les principaux responsables ?

Eh bien, nous. Nous tous, électeurs de la base qui, depuis des générations, nous sommes contentés de participer à la vie publique en allant déposer dans l'urne, tous les sept ou cinq ans, un bulletin au nom de celui (beaucoup plus rarement de celle) que nous considérons comme le (la) meilleur(e) des candidat(e)s en compétition ; ou tout au moins de qui nous considérons comme particulièrement proche de nos opinions -- donc le meilleur. Ensuite, nous nous laissons guider , généralement de façon assez docile, par nos guides désignés. Cette option s'accorde à notre paresse naturelle, notre souci de notre confort et notre  sentiment de n'y connaître à peu près rien.

Ainsi contribuons-nous, tous autant que nous sommes, à perpétuer un système rien moins que démocratique. En effet, ces gens que nous avons élus pour affronter les difficultés de l'heure et prendre les décisions à notre place, nous les avons choisis parce que nous les considérions comme les plus aptes à y  parvenir, en somme comme les meilleurs.

Les meilleurs : en grec ancien, cela se dit : aristoï. D'où : aristocratie, aristocratique. Notre prétendue démocratie est en réalité un système aristocratique, et cela depuis la Révolution de 1789. Au coeur de ce système, les élections qui portent aux postes de responsabilités et de décisions une minorité de citoyens supposés plus éclairés et plus efficients -- plus intègres aussi -- que l'immense majorité de leurs concitoyens.

Or il existe un autre système -- autrement démocratique -- qui permet, en principe, à tous les citoyens de participer à la gestion des affaires publiques et aux prises de décisions, à tous les niveaux et dans tous les secteurs. A plusieurs reprises au long de l'histoire politique des communautés humaines, ce système a été utilisé, souvent avec succès : c'est celui du tirage au sort .

Au Ve siècle avant notre ère, à Athènes, tout le système fonctionne selon ce principe : les membres de l'Assemblée du peuple sont tirés au sort, de même que les magistrats chargés de gérer les affaires (les finances par exemple) ou que les juges. Il sera choisi plus tard par d'autres communautés, comme dans l'Italie de la Renaissance, à Florence en particulier.

Dès les débuts de notre Révolution, en revanche, ce système fut écarté, à l'instigation des principaux acteurs (Robespierre en particulier), qui mirent en avant leur souci de réserver le pouvoir à une minorité d'élus censés être les meilleurs à tous égards et arguèrent que le mode de désignation au tirage au sort, qui avait pu se montrer efficace dans le cadre de petites structures, était inapplicable à l'échelle de vastes communautés comme la nation française. Voire.

Ainsi, depuis la Révolution, le tirage au sort est exclu de notre vie politique, à l'exception d'un seul cas, sur lequel il convient de s'arrêter. Il s'agit de la désignation des jurés aux procès d'assises. Ils sont en effet tirés au sort dans l'immense masse des citoyens, à quelques cas d'exclusion près. On pourrait craindre de nombreux dégâts engendrés par l'inexpérience de nombre de ces jurés tirés au sort. Il n'en est rien car ils sont aidés dans leur réflexion et dans leurs débats par des professionnels compétents, juges, juristes, experts.

On peut imaginer qu'un tel système pourrait fort bien être élargi à l'ensemble de nos institutions politiques, tant au niveau de la gestion d'une petite commune rurale qu'à celui d'une Assemblée Nationale. Comme les jurés de nos jurys d'assises, les citoyens -- de préférence volontaires -- désignés par tirage au sort, bénéficieraient des éclaircissements fournis par des experts compétents -- fonctionnaires des administrations communales ou nationales etc.

Pourquoi ne pas tester en grandeur réelle un tel système ? Un référendum d'initiative citoyenne pourrait en décider. On en imagine un autre, à la fin du premier exercice, qui poserait la question suivante :
" Êtes-vous satisfaits du nouveau régime ou préférez-vous le retour au régime antérieur ? ". La réponse pourrait-être surprenante.


Je me suis largement inspiré des développements consacrés à la question par David Van Reybrouck dans son essai : Contre les élections  (éditions Babel ) .

mercredi 16 janvier 2019

Il faut s'amuser pour vivre et non pas vivre pour s'amuser.

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L'autre nuit, en proie à une de ces crises de pessimisme dont, par les temps qui courent, je suis affecté de façon récurrente, je me suis dit que le plus efficace remède à ce genre d'état était de s'amuser tout le temps. " Faut rigoler, faut rigoler / Avant qu'le ciel nous tombe sur la tête..." chantait Henri Salvador et, avant lui, un autre chanteur nous conseillait : " Amusez-vous, foutez-vous d'tout / La vie après tout est si cou-ourteuh ".  Mais il s'agit de savoir ce qu'on appelle amusement, en se rappelant que celui des uns n'est pas celui des autres.

Pour ma part, je considère que, tant que je suis vivant, je suis  sans cesse en contact , de mille et une manières, avec ce monde dans lequel je suis immergé. Je n'adhère pas au fameux "Je pense, donc je suis" de Descartes, ne serait-ce que parce que les moments de ma vie où je ne pense pas sont nombreux, ce qui ne m'empêche pas d'exister. Avoir conscience du monde et de soi, ce n'est pas "penser". Est-ce qu'un petit enfant de six mois "pense" ? Je suis, puisque j'ai à chaque instant conscience, par l'intermédiaire de mes sens, de ma présence vivante au monde ; de ma co-présence, devrais-je dire. Et une vie d'homme ne suffit pas pour épuiser la connaissance des innombrables modalités de cette co-présence. Connaissance du monde = co-naissance au monde, pour reprendre une trouvaille de Claudel, sans reprendre ses prolongements religieux.

S'amuser, ce n'est donc pas seulement s'adonner à une des activités habituellement répertoriées comme amusements. S'amuser, c'est, à chaque instant, être au monde consciemment, de la manière la plus intense possible. Cette nuit-là , je me disais que franchir un pas, par exemple pour monter ou descendre un escalier, pouvait m'offrir à chaque instant -- à chaque pas -- une suite d'expériences du monde inédites, curieuses, intéressantes parce qu'elles ne cessent d'ouvrir ma conscience sur des réalités sans cesse nouvelles. Si on considère que, s'amuser, en vérité c'est cela, alors la vie devient prodigieusement amusante et digne d'être vécue. La saveur, l'intérêt, la vérité de toutes les formes possibles -- au premier chef les plus simples, les plus "élémentaires", les plus immédiates -- de notre co-présence au monde valent d'être passionnément explorés. Et bien entendu, pour guider mes explorations, l'expérience accumulée par mes semblables me sera d'une merveilleuse utilité. Il me semble que voir les choses comme cela, ma relation au monde comme cela, c'est avoir trouvé une réponse valable au problème que Camus considérait comme le seul sérieux : celui du suicide.

L'amusement tel que je le conçois ici, ce n'est pas autre chose, me dira-t-on, que ce divertissement que Pascal considérait comme le multiforme et universel remède à notre peur de la mort, la seule façon de s'y soustraire réellement étant, selon lui, la foi en Dieu. Mais puisque je considère que Dieu n'existe pas, sous aucune des formes que les religions lui prêtent, alors la seule réalité qui mérite d'être explorée et connue, c'est ce monde, cette Nature où je suis plongé, dont je fais partie, aux lois de laquelle, comme tout être vivant, je suis soumis.

mardi 15 janvier 2019

J'aime pas les jaunes !

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J'ai suivi aux infos la visite de Macron aux maires de l'Eure. A l'occasion, des manifestants gilets jaunes se sont ramassé leur ration de gaz lacrymogène. Cela devient rituel. Depuis à peu près trois mois, les gilets jaunes s'obstinent à se faire péter la gueule à coups de gaz lacrymo, de tirs de flash-ball etc. C'est incontestablement distrayant, en tout cas pour quelqu'un comme moi qui considère ces braves gens comme un ramassis d'indécrottables abrutis. Je me régale de voir des vidéos où l'on voit des gilets jaunes se faire matraquer, rouer de coups, virer manu militari de leurs ronds-points. C'est un spectacle dont je ne me lasse pas et que je m'efforce de ne pas rater chaque fois qu'il nous est resservi. Merci à France Info, à BFM TV et autres médias pour leurs intéressants et gouleyants reportages.

 La seule chose que je regrette, c'est que la police n'ait pas tiré à balles réelles sur ces enfoirés, histoire de rendre les résultats plus probants et le spectacle plus hilarant. Comme on l'a vu récemment à Bordeaux où un gilet jaune s'est fait très proprement défoncer au flash-ball, on se rapproche  de cette solution, mais ce n'est pas encore tout-à-fait ça, même si cette bordille bordelaise croupit dans un coma prometteur. En somme, pourvu que ça dure et pourvu que ça progresse, que je me dis. S'ils se font déquiller, c'est, après tout, leur problème, à ces gens ; ce n'est en aucun cas le mien. Qu'ils continuent encore un bon moment de faire leur crise, qu'on rigole tout notre saoul.

Le grand débat national est lancé ; excellente occasion pour les gens comme moi,  c'est-à-dire pour l'immense majorité des citoyens, d'ajouter leur pertinent grain de sel. Après tout, les gilets jaunes ne représentent qu'eux-mêmes, c'est-à-dire une toute petite minorité des citoyens de ce pays (bien moins d'un électeur sur cent). En attendant, chers CRS, chers gardes mobiles, faites-nous plaisir : continuez de leur foutre sur la gueule, à ces racailles jaunasses, que je ne considère ni comme mes concitoyens ni comme mes compatriotes. Vous nous offrez-là gratuitement un divertissement dont les gens comme moi ne sauraient se lasser.

J'en profite pour clamer mon complet désaccord avec la récente directive de la direction de la police concernant l'usage du flash-ball. Dans la gueule exclusivement, le tir de flash-ball  (voir plus haut) !

( Posté par : Gillette Johnny , avatar eugènique rock-pop )


Eugène communique : D'où qu'il sort encore, çui-là ? J'en ai marre que le premier agité venu pirate un blog de si haute qualité. Je condamne sans réserve ces propos racistes !

mardi 8 janvier 2019

La cagnotte

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L’idée leur vint en même temps : indignés des persécutions dont Big Bang Maboul, le boxeur de flics, faisait l’objet de la part de Macaron et de ses sbires, Gilet John, Gilet Johnni et Gilette Johnnette décidèrent de créer une cagnotte de soutien au héros de la subversion, dernier en date. Dès les premiers jours, les résultats dépassèrent leurs plus folles espérances . Les sommes recueillies dépassèrent largement le million d’euros. La khonnerie ambiante étant ce qu’elle est, on ne voyait pas pourquoi on s’arrêterait là, mais les trois compères étaient de l’espèce des modestes. Ils n’avaient rien d’un Carlos Goshn ni d’une Chantal Jouanno.
 » Qu’ils sont cons, ces gilets jaunes, surtout les vieux retraités qui, apparemment, sont ceux qui ont donné le plus. Ils ne se sont pas doutés un instant que leur fric allait servir à un autre usage que celui auquel ils le destinaient. », remarqua Gilet John. « Bien fait pour leur gueule », ricana Gilet Johnni. « Je connais des banques, au Luxembourg, qui feront fructifier notre avoir. En attendant, si on se payait des vacances ? A la neige ? en Suisse ? Zermatt, par exemple.  »  » En voilà une idée qu’elle est bonne, s’exclamèrent les deux autres.

Et d’ouvrir une boutanche de champe, à la santé des cocus.