lundi 31 janvier 2011

I R M

Cette grosse machine débonnaire vous introduit tout cru et tout nu (ou presque) directement dans son tube digestif, et, sans doute pour exprimer sa satisfaction , émet divers bruits d'une étonnante diversité, tant au point de vue des hauteurs  que des timbres et des rythmes. Encore n'en ai-je sans doute expérimenté qu'un faible échantillonnage, vu qu'elle ne s'intéressait qu'à une petite partie de ma personne. On a vraiment l'impression qu'elle se tient un discours, avec commentaires, moments de silence méditatif,  entrecoupés de grognements à la signification indécise et suivis de brusques élans de fureur enthousiaste. semblables à ceux d'un marteau-piqueur qui aurait décidé de vivre sa vie à sa guise. C'est du moins l'impression qu'elle m'a faite. Le seul inconvénient est qu'elle s'exprime de façon tonitruante, mais on vous fournit un casque atténuateur de bruit.

Charlotte Gainsbourg, qui a eu l'occasion de tester ce monstre, somme toute plutôt sympathique, a tiré de sa rencontre avec lui un album intitulé IRM, dont la musique s'inspire à l'occasion des cris de la bête.

Charlotte Gainsbourg,   IRM    (Because/Warner)

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