vendredi 18 novembre 2011

Lacan par ci, Lacan par là

Périodiquement, Lacan refait surface. On continue d'écrire beaucoup sur lui. Ses "héritiers" plus ou moins autoproclamés, se déchirent devant les tribunaux en des procès très mondains, pour des vétilles. Ces chicanes, qui évoquent celles des moines byzantins, exposent au moins l'adoration idolâtre de ses derniers zélateurs pour le Maître.

Sur la couverture du  Magazine littéraire  de septembre, je lis le titre de cette enquête : « Que reste-t-il de Lacan ? « . Autant que je sache, Lacan fut un médecin psychiatre qui mena en psychanalyse des recherches qui se voulaient scientifiques (du moins je le suppose). L’évaluation de son éventuel apport à la recherche médicale devrait être du ressort de spécialistes du domaine qui fut le sien. Quel peut bien être le degré de compétence d’une revue littéraire à procéder à cette évaluation dans un domaine qui n’est pas le sien ? Il est nul. A quel titre peut-il être question du psychiatre Lacan dans un article de la « République des livres » , blog littéraire ?

La vérité est que l’engeance littéraire, dont la compétence scientifique dans quelque domaine que ce soit est nulle, s’est de longue date précipitée sur Lacan comme la vérole sur le bas clergé, y trouvant enfin l’occasion d’afficher une « compétence » pseudo-scientifique, en bavardant à tort et à travers dans un domaine où, tout comme en physique ou en biologie, elle n’y entrave que pouic. Mais l’imposture de nos modernes Trissotins n’a pu étaler son obscène impudence que parce que Lacan lui-même, loin d’être un chercheur sérieux, ne fut en réalité qu’un bavard mondain.

Il y a belle lurette que la tribu psychanalytique, assurée du renfort des gogos lunatiques qui se recrutent sur les bancs des facs de lettres, dans les sections lettres et philosophie de l’ENS, dans les salles de rédaction des canards généralistes ou des revues « littéraires » — tous gens à jamais incapables de résoudre la moindre équation du second degré ou d’appréhender correctement le moindre concept authentiquement scientifique — brasse son vent et bloque l’avancée de la recherche dans le domaine de la psychiatrie.

                                                                            *

Eh ben ! Décidément, le matin, je ne fais pas dans la nuance. "Car nous voulons la nuance encore", proclamait Verlaine, et il avait bien raison car ce n'est pas le souci de la nuance qui nous étouffe les uns et les autres, pour la plupart. Moi, en tout cas. Surtout qu'en plus je fais peu ou prou partie (peut ou prout partie c'est pas joli) de la susdite engeance. Ingrat ! Il va falloir songer à s'amender pourtant. Sans compter que je dois à une psychanalyste d'avoir naguère découvert sur moi quelques vérités que j'ignorais. Je ne dirai pas lesquelles. Hi hi !










Aucun commentaire: