samedi 19 novembre 2011

Une série à bout de souffle

Feuilleton fétiche de FR3, la série Plus belle la vie  ne brille plus depuis longtemps par son originalité. Sorte de resucée à la française des séries américaines telles que les Feux de l'amour, elle était fondée au départ sur une idée intéressante, celle d'ancrer les histoires qu'elle développait dans la réalité d'une ville, Marseille, et de décrire la vie des gens ordinaires.

Malheureusement, au fil du temps, la recette s'est épuisée . Dans des décors toujours les mêmes,  des acteurs de moins en moins nombreux -- effets de la crise et des restrictions budgétaires sans doute -- interprètent des intrigues miteuses, invariables histoires de cul nappées de sentiment à l'eau de rose concoctées par  des scénaristes en mal d'inspiration. La grande question est de savoir qui couchera ou recouchera avec qui.  Les personnages sont forcément caricaturaux, particulièrement les adolescents et leur langage : on se kiffe beaucoup, on va au taf, c'est chelou, tu m'étonnes, mais c'est quand même cool. Ce jargon inepte était déjà ringard dans les cours des lycées de la fin du  siècle dernier.

L'occasion d'explorer la réalité multiforme de cette ville si diverse, culturellement si attractive, qu'est Marseille, ainsi que ses environs, est passée depuis longtemps à la trappe. Il y aurait fallu un peu plus d'imagination.

J'espère qu'Anne Decis va se décider à quitter ce navire qui prend l'eau. Elle vaut mieux que ça. Tu te souviens de la Cantatrice chauve, Anne ?

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