lundi 23 janvier 2012

Heinrich Himmler : un bilan

Je l'avoue sans aucune fausse modestie : au jour d'aujourd'hui, l'audience de ce blog reste confidentielle. En dehors de quelques anciennes maîtresses dont la fidélité m'émeut d'autant plus que je me l'explique mal, je suis très peu lu.

Or, comme  tout blogueur enragé de l'être, j'aspire secrètement à sortir du vaste cercle des blogueurs inconnus avant de faire partie de celui des blogueurs disparus. Sans me l'avouer tout-à-fait, je rêve de voir ce blog figurer au hit-parade des blogs francophones avant d'accéder au statut des blogs cul-culte et, pourquoi pas, des blogs mythiques. Ni plus, ni moins. Cela dit en toute modestie.

Cette ambition bien naturelle se heurte cependant à la difficulté de se faire connaître. Les astuces proposées sur le net dévoilant rapidement leurs limites, il convient d'inventer.

Or je crois avoir découvert, un peu par hasard, une technique imparable pour faire exploser les moteurs de recherche. Plus fort que les Anonymous, et sans aucune connaissance informatique !

Voulant récemment rendre hommage au grand Gustav Leonhardt qui vient de mourir, j'ai eu l'idée (quelque peu saugrenue mais comment résister  à la tentation d'un "bon" mot ?) d'intituler mon billet Beautés de la ligne Gustav  (vide supra).

Quelques jours plus tard, consultant le nombre de pages lues (avec graphique, statistiques et tout, merci Google, publicité gratuite), quelle ne fut pas ma surprise de constater que l'audience de Beautés de la ligne Gustav avait atteint des records dont je n'imaginais même pas m'approcher un jour.

J'imputai d'abord ce succès à un afflux de mélomanes passionnés de musique baroque et, bien entendu, aux qualités de mon texte, manifestes même pour le plus inculte des habitués de la RdL (ce que je peux être gentil avec les copains, c'est pas croyab ) . Néanmoins,  le nombre tout à fait incongru de connexions restait largement inexpliqué.

Soudain, en un éclair (de génie) je compris : c'était le titre ! En intitulant mon billet Beautés de la ligne Gustav,  j'avais dragué sans le vouloir une foule de nostalgiques de la Seconde Guerre  Mondiale, collectionneurs de figurines, amateurs de maquettes, stratèges en chambre, et même peut-être un lot d'anciens combattants, pourquoi pas.

Ma Solution (oui, oui, je sais, on attend une épithète, elle ne viendra pas) était trouvée . J'allais enfin me faire connaître d'un large public. J'ai donc incontinent (j'adore cet adverbe, qu'on n'y cherche aucune amorce de confession intime) décidé d'intituler ce billet :  Heinrich Himmler, un bilan. Je compte ainsi faire exploser l'Internomat (?) en touchant le vaste lectorat des nostalgiques du IIIe Reich (plus nombreux qu'on ne croit), sans compter les amateurs de figurines et un bon paquet de philosémites courroucés. Ne rêvons pas trop, mais si je pouvais recevoir quelques lettres d'insultes, je serais comblé.

J'ai déjà toute prête une liste de titres plus raccrocheurs les uns que les autres, comme : Les menus secrets du char TigreJ'étais à GuadalcanalAu poteau avec Pierre Laval  ou  Sous la casquette de Yamamoto.

On va voir ce qu'on va voir.


( Posté par : Jambrun )

Source : Wikipedia





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