jeudi 8 mars 2012

halal : en ai-je mangé sans m'en apercevoir ?

Ou kasher ? C'est probable, puisqu'un récent rapport du Ministère de l'Agriculture nous apprend que 40% des bovins et plus de 50% des ovins et des caprins abattus en France le sont selon le rite halal ou le rite kasher.

Je considère personnellement ces pratiques comme des actes de barbarie perpétrés en série sur des animaux sans défense dont elles organisent les souffrances et prolongent l'agonie. A ce titre, elles me paraissent tomber sous le coup de la loi. Tous les défenseurs des animaux seraient fondés à se mobiliser pour les faire interdire sur tout le territoire français et porter l'affaire, chaque fois que c'est possible, devant les tribunaux. Il conviendrait d'interdire aussi l'importation de viande halal ou kasher sur le territoire français. Ainsi nos amis Musulmans ou Juifs pratiquants auront-ils le choix entre se faire végétariens, aller voir ailleurs si la viande est meilleure ou abjurer une religion qui  (c'est mon point de vue d'athée militant) présente pour ses fidèles beaucoup d'inconvénients et fort peu d'avantages. Comme toute religion d'ailleurs. Il leur est possible aussi de revendiquer leur "culture" musulmane ou judaïque, ce qui les dispenserait de mettre les pieds à la mosquée ou à la synagogue. Personnellement, je revendique ma culture chrétienne, et de bien des façons, ce qui ne m'empêche pas d'afficher mon athéisme. Du passé, faisons, sinon table rase, du moins table ouverte.

D'autre part, il semble que ces pratiques augmentent le risque de contamination par diverses bactéries. Elles tombent donc à ce titre aussi sous le coup de la loi et sont en contradiction avec les priorités de notre système de santé.

La moindre des exigences que je puisse formuler en tant que citoyen, c'est d'être assuré que la viande que j'achète et consomme provient d'animaux qui n'ont pas été abattus selon des procédures que je réprouve.

Il me semble donc nécessaire que l'abattage des animaux de boucherie fasse l'objet d'une surveillance plus sérieuse et que les viandes provenant d'animaux abattus selon le rite halal ou le rite kasher  soient proposées sur des étals séparés dans les magasins.

Dans ce domaine comme dans d'autres, la transparence est une nécessité démocratique. Le non-dit et le mensonge par omission sont contre-productifs. La candidate Marine Le Pen a su parfaitement  jouer de cette rétention de l'information.

Ainsi, le débat sur la viande halal s'est invité dans la campagne. Pourquoi non : c'est un débat comme un autre, qui concerne, comme d 'autres, les citoyens de ce pays. L'utilité de cette campagne présidentielle -- par ailleurs si médiocre -- est de mettre au jour les questions occultées. Il n'y  a pas que le chômage et la baisse du pouvoir d'achat.

Très modeste utilité d'ailleurs. Les jeux sont pratiquement faits. A force de multiplier les palinodies, les annonces-bidon et les contre-vérités, le président-candidat est devenu inaudible. La misère de nos campagnes présidentielles expose, quant à elle, les tares d'un régime qui ne nous propose depuis des années qu'une forme appauvrie et anémiée de la démocratie, dans une anesthésie généralisée de l'opinion.

Vide infra : Je ne mangerai pas halal   (8 septembre 2010)








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