mardi 20 mars 2012

Que la bête meure

Soixante-cinq ans que le nazisme est enseveli sous son désastre, soixante-cinq ans que nous sommes délivrés de son délire de haine, et pourtant l'avertissement que lançait Bertolt Brecht à la fin de La Résistible ascension d'Arturo Ui  reste aussi actuel qu'à la création de la pièce :

" Le ventre est toujours fécond d'où est sortie la bête immonde "


Claude Chabrol a indiqué la solution  :   Que la bête meure .

Quelle que soit l'idéologie qu'elle inspire et dont elle se réclame, quelles que soient les motivations qu'elle avance, que la bête meure. La haine islamiste est aussi répugnante que la haine nazie. Que meure la bête nazie. Que meure la bête islamiste.

Sinon, la bête, inspirant quelque Erostrate fanatique et raciste, continuera d'exécuter froidement d'une balle dans la  tête les petites filles de huit ans et les petits garçons de trois ans, d' abattre des hommes et des femmes sans défense.

Des scènes semblables à ce qui s'est passé devant cette école de Toulouse, on n'en avait pas vu en Europe depuis les ghettos et les camps.

Tuons la bête. Tuons la bête dans notre société par l'éducation, par l'information, par la démocratie et par la loi. Et, chaque fois que c'est nécessaire, par les armes.

Traître et barbare : ce Français d'origine algérienne, auteur des assassinats de Toulouse et de Montauban, est un traître. Pour avoir tué de sang froid trois soldats français, ses compatriotes,  il mériterait la mort en temps de guerre. Ses complices éventuels la méritent aussi. Ils sont des traîtres à leur nation, à leur patrie.

Infiniment plus grave: ils sont des traîtres à l'humain. Ils se sont exclus de l'humain, retranchés de l'humain. L'assassinat d'enfants est un acte de barbarie. Une monstruosité pour laquelle il n'y a pas de rémission.

Est-il vraiment nécessaire que ce chien félon soit jugé ? une telle atrocité relève-t-elle de la justice ? Qu'on le liquide, même si le mieux, dans son cas, serait un lynchage lent.

On se souvient de la liquidation exemplaire, en pleine rue et sous les caméras, de Khaled Kelkal,  traître, assassin et antisémite, d'origine algérienne lui aussi. On vit pratiquement ce soir-là, en direct au JT de 20h, les balles de nos policiers s'enfoncer dans le corps du misérable. Telle fut la fin de ce desperado de l'islamisme.

Il est des heures où il est sain de faire un exemple public.

L''urgence est à nouveau à la liquidation exemplaire d'un traître. Et à sa liquidation publique. Fortifions notre unité nationale dans le sang des traîtres.

Comme Khaled Kelkal, comme beaucoup d'autres, Mohammed Merah incarne les dérives d'une certaine jeunesse maghrébino-musulmane, et particulièrement algéro-musulmane, mêlant allègrement délinquance de droit commun et terrorisme islamique, vivant grassement de ses trafics qui lui permettent de financer armes et voyages en Afghanistan et au Pakistan, et préparant tranquillement, depuis ses banlieues (ou ses quartiers résidentiels !) ses assassinats perpétrés sur ses concitoyens qui pourraient bien, si les forces de police n'y  suffisent pas, aider à régler le problème. Nous voulons croire que ces gens, habitués, depuis leur plus tendre enfance, à cracher sur les Français, la France et la loi, restent une toute petite minorité. L'avenir le dira. Mais, d'ores et déjà, la plus grande vigilance s'impose.

Les responsables de la communauté musulmane ont dénoncé avec toute la force qui convient de tels crimes dont les auteurs ne cherchent à rien d 'autre qu'à la couper de la communauté française. Cette entreprise échouera. Les exemples d'immigrés d'origine algérienne, marocaine, tunisienne, et de leurs enfants, nés en France, qui ont parfaitement réussi à s'intégrer et qui aiment, comme nous, ce pays où ils vivent, sont innombrables. L'Islam n'est nullement incompatible avec la démocratie. Ce qui est incompatible avec elle, c'est le fanatisme intégriste.

N'empêche que les Musulmans de France auraient tort de ne pas se sentir concernés par des crimes aussi atroces. Car c'est en se référant à l'Islam et au Coran que les assassins prétendent justifier leur barbarie. C'est au nom de l'Islam qu'ici et là dans le monde on coupe des têtes, on coupe des mains, on lapide des femmes, on les force à porter le voile intégral, on persécute les minorités religieuses, on étouffe les libertés. Chaque fois que l'Islam est confisqué par ses intégristes, il offre un visage hideux. Il n'est pas la seule religion à être confrontée à ce problème, mais c'est son problème maintenant, et, du coup, c'est aussi le nôtre.

Les crimes de Toulouse illuminent brusquement ce qui, par-delà toutes nos différences, nous unit, cela que catégoriquement nous refusons, ce qu'obstinément nous voulons. Nous sommes cette nation-là,  fière de l'être, nous sommes le sel de la terre. Nous portons en nous un idéal de tolérance, de justice et de paix, et c'est en son nom que nous abreuverons notre terre du sang impur des assassins d'enfants.


Lire sur Le Monde.fr : " Parce que nous sommes la France... nous votons ", par Abd al Malik, musicien, poète, et François Durpaire, historien.

"      "     "     "     "    "   :   "Merah : "un monstre issu de la maladie de l'Islam ", par Abdennour Bidar 

La paix soit avec nous. Et avec nos esprits animaux.

( Rédigé par : Onésiphore de Prébois)

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