samedi 3 mars 2012

Coup de foudre

Il me fait face, souriant, appuyé à une sorte de comptoir (ou de guichet, peut-être dans une gare). Il est plus jeune que moi (entre trente et quarante).  Il ressemble un peu à un jeune chirurgien de ma connaissance, qui m'a récemment sauvé  la vie.

Elle arrive derrière lui, bizarrement couverte d'un imperméable en plastique transparent, comme gonflé par le vent (pourtant il n'y a pas de vent). Elle se cache le visage dans la capuche. Arrivée près de lui, elle se découvre ; on voit ses grands yeux et son sourire si doux.

Elle le regarde avec une expression d'émerveillement amoureux.

C'est un coup de foudre partagé. Ils partent ensemble.Ils sont sur la même longueur d'onde. La tendresse coule à flots à travers eux. Ils font l'amour avec ivresse. Je vois tout cela comme si j'y étais, comme si j'étais lui, mais je n'y suis pas et je suis un voyeur solitaire.

Je suis heureux pour elle. Pour lui aussi.

Je me dis que je ne l'ai jamais rendue heureuse, que je ne l'ai pas aimée comme il aurait fallu, que je n'ai pas su me faire aimer. Trop insuffisant. Trop nul. On n'est jamais à la hauteur d'un amour, mais moi alors...

A l'auberge espagnole de l'amour, je ne suis descendu qu'avec de pauvres bagages.

Pourtant c'est moi qu'elle dit qu'elle aime. Elle me l'a toujours dit. Elle me le dit encore.

Je suis abandonné par la femme qui m'aime. Pour un autre qu'à sa place j'aurais aussi choisi. Et je suis heureux  pour elle qu'elle fasse ce choix.

Réveil on ne peut plus mélancolique.

Etranges scénarios du rêve. Etranges scènes. Etranges images.

Le rêve est une seconde vie, et parfois même un second vit.

Rêver, ça dérouille, ça dérêvouille, ça déverrouille.

Que j'me dis en cherchant mes binocles et mes charentaises.


La paix soit avec nous. Et avec nos esprits animonoctambules.


Au dos de la colli-
Ne cherche l'ancolie
De la mélancolie
Que si dans ta folie
Tu vois pas que Claudi-
Ne va se mettre au lit
Avec un Sarkozy -
Ste maigre comme un fi-
Lde fer.
          Ô quelle ignominie
          Commit cette Claudi-
          Ne que j'aurais chérie
          Si que j'm'y étais pris
          A temps.



( Rédigé par : J.C. Azerty )


Une passion française (épilogue)


Aucun commentaire: