mercredi 2 mai 2012

Cinq minutes avant le débat

Cinq minutes avant le débat, il était une énième fois question de la température du studio, finement réglée selon les desiderata des deux débatteurs .

Il nous reste à souhaiter que le niveau du débat s'élève au-dessus de celui de la température anale des deux concernés.

En tout cas, vu le luxe de précautions prises, cernés, ils le sont, et plutôt deux fois qu'une.

J'imagine déjà un temps fort de l'empoignade :


Un débatteur à l'autre  - Vous n'avez pas le monopole de la contre-vérité, mon cher monsieur.

L'autre                          - Ni vous celui du mensonge.

L'un                              - Vous n'avez pas le monopole de l'erreur .


L'autre                          - Ni vous celui de l'approximation.


L'un                              - Vous n'avez pas le monopole de l'insulte.


L'autre                          - Ni vous celui de la bassesse.


L'un                              - Vous n'avez pas le monopole de l'incompétence.


L'autre                          - Ni vous celui de l'inconsistance.

Lolo Ferrari  (calmant le jeu)  - Lequel de mes deux roploplos vous plaît le plus ?

Premier débatteur        - Côté Jardin.

Second débatteur         - Côté Cour.

David Butagas             - Vu de la scène ou vu de la salle ? 

Les deux                      - Vu du pont, eh Ducon.


La paix soit avec nous. Et avec nos esprits animaux bien tempérés, réglés et ajustés.


Additum  (une heure après la fin du débat)  -  Le sortant ne manquait pas de munitions, mais il n'a guère su s'en servir. Il est trop tard. Il va payer les insuffisances criantes de son bilan, les tergiversations de son action, un style personnel insupportable et une campagne catastrophique. Surtout il est apparu  ( son concurrent s' est employé avec succès à le faire apparaître sous ce jour) comme un homme déjà usé, un homme du passé. François Hollande a su trouver les mots et les accents qu'il fallait. La cause est entendue. Dès lundi, le compte Sarkozy enfin réglé, le spectacle des soubresauts d'une UMP au bord de l'agonie sera du plus haut intérêt.

Additum 2  - Ce qui semble significatif, c'est l'incapacité de Sarko à remonter significativement dans les sondages. Il n'a pourtant pas ménagé  ses efforts. En dépit de légères variations, l'écart reste sensiblement le même depuis des semaines, voire des mois, révélant une tendance profonde qui risque peu de s'inverser.

( rédigé par : Momus )

1 commentaire:

JC (amusé par l'infantilisme des Français) a dit…

Allez !
On fait payer le Bouc Elyséen, qui l'a bien cherché, et on met à la place un autre pitre...et on oublie le monde, et on continue à espérer sans raison.

"Changeons tout, pour que rien ne change ...!"