mardi 22 mai 2012

Don Juan au CNRS

J'ai eu, au cours de ma vie, bon nombre de liaisons avec des femmes.

Je n'ai jamais été quitté. J'ai toujours pris la précaution de quitter le premier. Certes, j'ai fait couler bien des larmes, j'ai brisé plus d'une vie, quatre ou cinq ont voulu se tuer ou se sont effectivement tuées à cause de moi. Je le regrette, sans doute.

Mais ce choix fut le fruit raisonné de l'entreprise où, dès mes treize ans, je m'étais engagé : une enquête méthodique, raisonnée, rigoureuse, sur l'éternel féminin.

Expérimentateur né, je me rendis vite compte que ni la constance ni la fidélité n'étaient compatible avec la nature purement scientifique de ma quête. Elles auraient par trop réduit le champ de mes recherches. Le beau sexe ne saurait être réduit à un seul.

Sans doute se trouvera-t-il des esprits chagrins pour me reprocher la froideur de cette reconnaissance un peu sèche  des souffrances de mes partenaires. Je répondrai : un expérimentateur scientifique, pour qui seules comptent les avancées de la recherche et les joies de la découverte, se laissera-t-il arrêter par les tourments des souris et des grenouilles du laboratoire ? Hésitera-t-il à les remplacer chaque fois que le besoin s'en fera sentir ? Non, certes.

Non, certes, m'objectera-t-on peut-être, mais les femmes ne sont pas des grenouilles.

Je le  sais. J'ai du respect pour les femmes, pour les lapins, pour les lombrics et, bien entendu, pour les souris et les grenouilles.. Je  situe les femmes  à leur juste place dans l'échelle des êtres vivants, entre l'homme et l'animal (1). D'ailleurs, n'oublions pas que, dans plus d'un pays, on continue de les élever en cage, et avec leur consentement même ! Alors qu'on ne vienne pas me chercher des poux dans les tresses.

Mais pourquoi, me demandera-t-on sans doute aussi, pourquoi, dans un souci d'exhaustivité scientifique, n'avoir pas expérimenté l'autre situation , celle où l'on est quitté ?

Une telle question révèlerait surtout à quel point celui qui la pose ignore les conditions de l'expérimentation scientifique et de sa validation. Les facteurs affectifs, avec leur véhémence émotionnelle, leurs épanchements lacrymaux, ne peuvent que brouiller l'impartialité, l'objectivité, la rigueur de l'enquête. C'est dans un climat de froideur et d'indifférence que l'expérimentateur expérimental expérimente.

C'est du moins ce que j'ai retenu de la lecture des ouvrages du Docteur Mengele.

Note 1. -  Pour ôter aux féministes toute velléité de venir me chercher des poux dans la barbe, je précise que je place l'homme tout en bas de l'échelle des êtres vivants et les animaux tout en haut. Ainsi la femme occupe-t-elle sur mon échelle un barreau enviable : juste en-dessous de la guenon ! Sachons assouplir l'idéologiquement correct tout en restant en-deçà des frontières de l'idéologiquement incorrect.

La paix soit avec nous. Et avec leurs esprits animaux.

( Rédigé par : John Brown )

Le sens de la hiérarchie




1 commentaire:

JC a dit…

Quelle chance fut la vôtre, John, de travailler sur ces matières là : les femmes ! J'ai passé une bonne partie de ma jeunesse sur les nombres...Et bien croyez moi, ça ne vaut pas les grenouilles de bénitier. C'est dur, ça vous résiste, les nombres, et l'orgasme est rare en mathématiques !

Désormais, je n'utilise plus pour mes recherches que des féministes fraiches !

Elles ne sont pas méchantes, les féministes, on les apprivoise très bien. Il suffit d'en séparer une du troupeau et de lui dire, mielleux : "J'ai senti tout de suite que tu n'étais pas comme tes copines à la con !" Et hop ! Au Labo !