mercredi 2 mai 2012

Stella chie

Tout le monde n'a pas le sens de l'humour et il arrive même à de grands maîtres en la matière d'en être au moins momentanément privés.

C'est ainsi que le grand Jonathan Swift, en proie à un amour passionné pour Stella, la peignait sous les aspects d'une divinité descendue sur la terre.

Oui mais, "oui mais, lui arriva-t-il de noter avec consternation, la personne adorable de  Stella a beau être parée de tous ces dons quasi-divins, stellaires en tout cas,  il n'en demeure pas moins que...  Stella chie... Stella chie ! "

C'est là que l'honorable ecclésiastique attaché à la cathédrale Saint-Patrick de Dublin perce sous l'auteur de la  Modeste Proposition.

Il  revint à D.-H. Lawrence de trouver la réponse adéquate à l'impasse métaphysique où Swift s'était fourvoyé :

" Stella chie ? , s'exclama-t-il  un jour, Stella chie, eh bien tant mieux ! Autrement, bonjour l'angoisse ! "  (1)


La paix soit avec nous. Et avec nos esprits animaux.


Note  1   -  Je cite de mémoire

Additum -

Je ne sache pas que George Berkeley, l'auteur des Trois dialogues entre Hylas et Philonous , grand négateur de la matière et chantre d'un immatérialisme radical (nous n'avons, selon lui, accès, par l'intermédiaire de nos sens, qu'à des réalités spirituelles) ait abordé le problème du statut ontologique de la merde.


(rédigé par :  Guy le Mômô)


1 commentaire:

JC a dit…

Je ne supporte pas cette basse attaque du jambrun : Swift avait résolu un problème démographique irlandais par le cannibalisme. Surréalisme avant l'heure ! génial !

Nous y reviendrons...