lundi 18 juin 2012

C'est bien fait !

Viva Valérie ! La reine du tweet a su miser sur le bon cheval.  C'était lui le plus fort, et un personnage d'Ionesco conseille : "Ne suivez que les plus forts". Valérie a beau être relativement néophyte en politique, son analyse de la situation était autrement plus pertinente que celle de la Madone des Deux-Sèvres. On peut penser aussi que, si Valérie s'est aventurée à adopter une position opposée à celle de son auguste chéri, c'est qu'au PS beaucoup partageaient son avis. Il y est d 'ailleurs déjà fortement question de réintégrer le "traître".

La Madone des Deux-Sèvres n'a pas eu de mots assez durs  - "déshonneur", "trahison" -- pour stigmatiser son vainqueur. Elle devrait pourtant se demander si sa défaite ne s'explique pas par la médiocrité de son sens politique; par son arrogance, par son  style personnel aussi, sa sécheresse, son absence d'humour, son côté glacé.

C'est bien beau d'être parachutée, encore faut-il que le parachute s'ouvre. Ce n'est pas parce que la Charente-Maritime et les Deux-Sèvres font partie de la région Poitou-Charentes que les particularismes locaux ne sont pas à prendre en considération. Olivier Falorni a été perçu par les électeurs comme quelqu'un  du pays, ce qu'il est. Pas elle.

Si je ne me trompe pas, Ségolène avait annoncé en 2006 qu'elle ne se présenterait pas aux législatives, parce qu'elle refusait le cumul des mandats, décision confirmée après la présidentielle de 2007. Le PS a donc présenté à sa place, dans sa circonscription, Delphine Batho, élue en 2007 et réélue en 2012. D'où le parachutage, Ségolène ne disposant plus dans son département de circonscription où elle aurait été élue sans problème. Sa défaite va lui permettre de continuer de ne pas cumuler les mandats : de quoi se plaint-elle ?

Qu'elle continue donc de s'occuper du Conseil Régional de Poitou-Charentes, où elle aura le plaisir de retrouver... Olivier Falorni, lui aussi Conseiller régional (1). On s'en réjouit pour elle.

Depuis son échec de 2007, la Pasionaria de Melle accumule les déconvenues : battue à l'élection du premier secrétaire du PS en 2008, ratatinée à la primaire de 2011, et maintenant aux législatives, c'est trop pour une faible femme. Sans compter ses déboires sentimentaux et le triomphe de sa rivale abhorrée. Viva Valérie, Première Concubine de France !

Une "faible femme" vraiment ? En réalité Ségolène est menée par une ambition dévorante, persuadée qu'elle est d'être promise à un destin national. Il suffit de l'entendre prononcer trois phrases pour être convaincu de la soif de pouvoir du personnage, de sa dureté impitoyable. Cette femme qui ne manque pas de séduction n'est pas aimée, ne le sera jamais, dépourvue qu'elle est de vrai charisme. Son orgueil et sa rage lui ont fait commettre ces dernières heures des fautes qui ne s'oublieront pas : avoir annoncé le résultat de sa circonscription dix minutes avant l'heure prescrite, comme si le sort électoral de Madame Royale méritait qu'on soit fixé sur lui avant celui de tous les autres; avoir accablé d'injures son adversaire, ne pas avoir salué sa victoire (dans un style qu'on n'a retrouvé que chez les seuls candidats du Front National ). Il était comique de l'entendre annoncer qu'elle ne souhaitait que se rendre utile, au poste que son parti choisirait pour elle : comme technicienne de surface, peut-être ?

 Il paraît que, jamais découragée, l'hypocrite Mater Dolorosa des Deux-Sèvres songerait à prendre la direction du PS : tiens donc ; on imagine déjà le flot des impétrants à cet honneur s'ouvrant sans résistance devant ce Moïse en jupons... A moins que notre guignol femelle ne cherche obscurément une nouvelle occasion de se ramasser une nouvelle volée de bois vert... de la part de Martine cette fois ? Souhaitons-le lui, car c'est la correction à laquelle elle aspire sans doute inconsciemment . Le moment sera peut-être alors venu pour elle de se reconvertir : je la verrais assez bien en vieille peau vantant les produits d'une marque de cosmétiques : achetez-moi parce que je le vaux bien.

Note 1. - aux dernières nouvelles, Olivier Falorni renonce à siéger au Conseil Régional. Il ne pratique pas le cumul des mandats, lui non plus. Vil imitateur !

La Paix soit avec nous. Et avec nos charentaises.

(rédigé par : Momus )

Vu le look d'enfer de Delphine, peu probable que Ségolène retrouve sa circonscription avant la retraite.



3 commentaires:

JC (outré par le tweet qui tue) a dit…

J'ai pleuré !
Faire ça à la mère des enfants présidentiels ... nos admirables "Premiers Enfants de France."
Salope de Concubine !

Louise Blau a dit…

Cher John, affligée par ce papier sexiste, reprenant avec volupté le qualificatif de madone, vous avez parfaitement le droit de ne pas apprécier madame Royal - moi non plus d'ailleurs - mais sur la forme, vraiment, oui, c'est affligeant
Cordialement malgré tout, Louise Blau

JC(féministe lubrique) a dit…

Louise,
Elle est pourtant là, la vraie parité : insulter gentiment, sans distinction de sexe !