mercredi 13 juin 2012

Le syndrome Bayrou

Le tweet de Valérie Trierweiler en faveur d'Olivier Falorni m'a d'abord inspiré une réaction furibarde du style Jean-Louis Bianco : scandale, indignité, trahison, de quoi  se mêle cette gourgandine ? Une maîtresse, me disais-je, fort de mon expérience personnelle en la matière, ça ferme sa gueule ou ça dégage.

On en reparlera le lendemain du 2e tour.

Certes l'initiative de la première dame a tout du coup fourré dirigé contre sa rivale, mais il faut dire que Ségolène et les responsables du PS, Martine Aubry en tête, se sont mis dans un bien mauvais cas : quelle idée saugrenue que ce parachutage dans une circonscription qui semblait promise à l'adjoint au maire de La Rochelle, et fidèle soutien, de surcroît, de François Hollande. Il avait toutes les chances d'être élu, et sans doute dès le premier tour. On conçoit que cette mise au placard imméritée l'ait fait sortir de ses gonds.

Le résultat, c'est que Ségolène n'a aucune certitude de l'emporter dimanche. Sa réserve de voix (Europe/écologie + le Front de gauche) est loin de faire la différence. Les électeurs de la candidate UMP pourraient bien, eux, la faire au bénéfice d'Olivier Falorni, qu'ils connaissent et qui, natif de La Rochelle, saura sans doute mieux défendre les intérêts des Rochelais que la célèbre parachutée,comme n'a pas manqué de le souligner l'UMP Dominique Bussereau, qui ne compte pas parmi les fervents partisans de Ségolène.

Si ce cas de figure se réalise, adieu au perchoir de l'Assemblée Nationale, et voilà notre Ségolène reléguée dans son Conseil régional de Poitou-Charentes, loin de Paris. Moins loin, certes, que ce pauvre Bayrou, dont les chances d'être élu sont encore bien plus minces,  fort mal récompensé d'avoir voté François Hollande.

Ensuite, il sera temps de veiller à l'émouvante réconciliation Falorni / Hollande, tandis que Ségolène pourra toujours former avec Bayrou un club des blackboulés.

A moins que Ségolène ne soit élue...Dans ce cas, Valérie devra sans doute se résigner à faire preuve d'un peu plus de réserve.

Mais de quelle atroce perversité la Twitterweiler aura-t-elle fait preuve à l'égard de celui qui venait de l'élever au rang de Première Poule de France ! Quelle reptilienne morsure ! quel coup de pied d'ânesse déloyalement asséné à celui qui la flatte ! Femelle duplicité !  engeance maudite !  Ah ! qu'on me donne ma cravache ! Vite donc !

( Rédigé par : John Brown)

Le Baiser de Judas, d'après Giotto
Pour se faire une idée de à qui Valérie Twitterweiler fait signe de la main gauche, revoir To be or not to be, d'Ernst Lubitsch.

1 commentaire:

JC (people de 5 à 7) a dit…

Quand on pense à ce que l'on a bavé dans les chaumières sur les excentricités conjugales du petit agité de Neuilly ...

Le petit mou est en train d'assurer la continuité républicaine, grâce à sa concubine régnante, à défaut d'être royale !