jeudi 23 août 2012

Le Midi de Papa (4) : vive le pastis

Aux obsèques de Patrick Ricard, les ouvriers ont chanté en choeur, avec émotion et sincérité,   la Chanson du pastis .

Que des ouvriers et des employés reconnaissants rendent ainsi hommage à leur patron est suffisamment rare en France aujourd'hui pour valoir d'être signalé. Patrick Ricard était un bon patron, comme l'avait été son père Paul. Un peu paternaliste dans son style sans doute, mais qu'importe.

Il est tout de même assez significatif qu'une des rares entreprises industrielles performantes de la région PACA soit spécialisée dans la fabrication d'un alcool fort dont l'image est associée depuis des lustres à notre Midi. L'assent et le pastis, un zest de Pagnol, un soupçon de Raimu, et voilà un mélange estampillé Provence bien digne de figurer à côté des tomates et  perroquets.

Le pastis est pourtant un alcool redoutable dont les effets sur les neurones sont ravageurs. Quand j'étais bidasse dans une caserne, quelque part dans notre cher Midi, quelques copains partaient en virée le soir dans les bistrots du patelin voisin. C'était la chaîne des tournées de godets de pastis, qu'ils s'envoyaient pur. Le retour à pied au camp était pittoresque. Un ou deux, qui n'avaient pas vingt ans, arboraient déjà des trognes d'alcoolos quadragénaires.

Le circuit régional de courses automobiles s'appelle le circuit Paul Ricard. Qu'un temple de la bagnole et de l'excès de vitesse porte le nom d'un empereur de la bibine ne me paraît pas dépourvu de sens ni d'effets.

Le pastis, bien que dangereux ( à doses excessives, refrain bien connu, mais qu'est-ce qu'une dose excessive pour un foie ? ) possède pourtant quelques vertus. D'abord, il faut le reconnaître, c'est bon et rafraîchissant.  Ensuite il est obtenu par macération de l'anis dans l'alcool. L'anis a des effets laxatifs bien connus ; on ne saurait donc trop recommander la consommation du pastis à quelques inconditionnels du blog défunt de Paul Edel tristement dépourvus d'humour; je songe en particulier à un certain Court, pseudo-érudit gravement constipé, sorte de résurrection du Sénécal de Flaubert, à qui l'ingestion de quelques godets de pastis pur décoincerait en moins de deux le sphincter anal.



La paix soit avec nous. Et avec nos esprits anisés.


( Rédigé par : John Brown )


Avertissement :


Suite aux réclamations de quelques uns de nos rédacteurs, à un plaidoyer enflammé de Linda et aux menaces de l'intéressé, le Bureau Exécutif des Jambruns a décidé la réintégration provisoire de John Brown, assortie d'une mise à l'épreuve de trois mois.



3 commentaires:

JC a dit…

Réintégrer John Brown ?
Dire du mal de Marc Court ?
On est dans l'irréalité voulue par décret divin.
STOP !
(le destin, funeste chez les Jambruns du Comité exépoussif, ne passera pas !)

Les Jambruns a dit…

@ JC

Je n'ai pas dit du mal de Marc Court. Je l'ai trouvé constipé. Lui conseiller une cure d'anis étoilé ne saurait que lui faire du bien.

Quant à me virer des Jambruns, vous avez vu comment j'ai retourné cette bande de culs gelés. J'y a des appuis, à commencer par la Linda. Elle me mange dans la main.

John Brown

Les Jambruns a dit…

@ JC

Je me vois obligé d'en rajouter une couche à propos de Marc Court. Loin de vouloir médire de ce distingué supporter d'Edel Paul, mon propos était empreint de sollicitude et de bienveillance à son endroit. Comme la constipation, le manque d'humour peut se soigner (c'est une des vertus de l'anis étoilé). Quant à ma comparaison de Court avec le Sénécal de Flaubert, il devrait en être flatté : chacun sait que Sénécal, c'est, chez Flaubert, l'équivalent de ce qu'est Fabrice del Dongo chez Stendhal.