lundi 3 septembre 2012

Liberté, liberté chérie

Il aurait préféré ne pas naître. Pas à ce moment-là, en tout cas.

On ne lui a pas demandé son avis.

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Quelques années plus tard.

Je ne me sens pas prêt à être papa.

Soit . Soit.

Considérons, certes,  son envie frénétique de baiser, son envie non moins frénétique à elle, son désir bien légitime d'être mère, dopé par tous les marmots qui passent, les pressions discrètes des parents, son propre désir, à lui, plus ou moins conscient, d'assurer sa descendance, le fait qu'il n'est pas Jean-Paul Sartre et  qu'elle n'est pas Simone de Beauvoir, la difficulté quasi insurmontable de se passer de se frotter (dans tous les sens du terme) quotidiennement à la féminité, eh bien tout cela lui laisse tout de même une chance raisonnable de se préparer tranquillement à passer le cap de la paternité, comme il le souhaite, dans une vingtaine d 'années environ. Non ?

-- Si...

Sinon ..., ... sinon :

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Une vingtaine d' années plus tard.

Je ne me sens pas prêt à être papy.

Ben alors là, mon pote, si tu crois qu'on va te demander ton avis , ce que tu te goures, mon pote, ce que tu te goures.

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Quelques dizaines d'années plus tard.

Depuis longtemps, lassé de la vie, podagre et cacochyme, il souhaitait mourir.

Vint le moment tant souhaité.

Voilà qu'il ne voulait plus !

On ne lui a pas demandé son avis.


Au suivant !


( Rédigé par : la grande Colette sur son pliant )


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