dimanche 26 mai 2013

" Louis-Ferdinand Céline à Sigmaringen ", de Christine Sautermeister : misère de la réalité, prestiges de la fiction

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C'est à dix-sept ans que j'ai pris de plein fouet le choc Céline. Je n'étais pas un adolescent totalement ignare en littérature et mes premières admirations étaient allées au Hugo de la Légende des siècles, et même des Burgraves, au  Stendhal du Rouge, à Dumas et  à Jules Verne bien sûr, au Bernanos du Journal d'un curé de campagne... Mais, de la littérature du XXe siècle, je ne connaissais pas grand'chose. De Céline, je ne savais à peu près rien. J'étais excusable, il est vrai : on était en 1957, l'année de la publication de D'un château l'autre , et Céline n'était pas encore remis en selle, après l'échec de Normance , son premier titre publié après son retour en France.

Je n'ai pas assisté à l'un des récitals de Fabrice Luchini lisant Céline, mais je suis persuadé depuis longtemps qu'on ne peut vraiment apprécier les textes céliniens, en tout cas tous ceux qui suivent Voyage au bout de la nuit, que si on les fait vivre, ne serait-ce que pour soi, en les disant à haute voix. La fameuse écriture de l'émotion, aux trois points de suspension, court en effet le risque, dans la lecture silencieuse, de paraître monotone à la longue; ce n'est pas le cas, à mon avis, quand on  dit le texte à haute voix, en s'exerçant à  épouser les inflexions, la musique, les nuances multiples d'une écriture toute entière tendue à capter la saveur de l'oralité. Mais il faut prendre le temps ; ce temps, pour peu qu'on se laisse captiver par le jeu, n'est pas perdu.

En 1957, au cours de mon année de terminale, j'ai eu la chance d'en avoir la démonstration grâce à un prof de philo qui sortait de l'ordinaire. Ce Corse aux cheveux plats, à qui nous trouvions un vague air napoléonien, portait  le même nom qu'un célèbre conspirateur dans le portrait duquel j'ai cru effectivement reconnaître ses traits. Il passait pour avoir eu des ennuis à la Libération ; mais nous n'avons jamais rien su de précis. Ce professeur hors-normes auquel je dois  mon initiation à la philosophie de Kant, au cognac, au whisky, à l'art du contrepet et à Céline, savait  rompre la monotonie de ses cours en les entrecoupant de séances para-philosophiques, consacrées notamment à la lecture de passages de Voyage au bout de la nuit. Le jour où, pour la première fois, le génie de Céline s'imposa à moi de façon éclatante, ce fut cet après-midi où il nous lut l'épisode de la traversée de Bardamu de l'Europe à l'Afrique sur l'Amiral Bragueton . Episode emblématique, en effet, du génie célinien du grossissement satirique et burlesque, au service du dévoilement de la chiennerie et de la folie humaines. Le narrateur y découvre sa vocation de bouc émissaire, cible privilégiée de toutes les haines et de toutes les agressions, préfigurant la position du narrateur de D'un château l'autre, telle qu'il nous la décrit dans le prologue du roman.

Notre professeur de lettres, en charge de l'hypokhâgne nouvellement créée, assurait, de son côté, les deux heures de français en terminale, enseignement d'entretien  dépourvu de sanction au bac. Il en profitait pour nous faire découvrir des écrivains contemporains encore très peu connus du grand public, dont il nous lisait de larges extraits. C'est ainsi que je découvris Ionesco, dont il nous lut Les Chaises, Adamov et Beckett, dont il nous lut Fin de partie, En attendant Godot, et des extraits de Molloy et de Murphy. Nous ignorions que ce jeune professeur s'imposerait, quelques années plus tard, comme un des maîtres de la théorie de la littérature en France. Nous vivions dans le luxe, sans le savoir...

A dix-sept ans, en 1957, j'ignorais complètement l'antisémitisme de Céline, l'existence des pamphlets, les tribulations de l'écrivain entre 1944 et 1951. Notre prof de philo n'y fit pas la moindre allusion, et c'est grâce à cette ignorance que je me trouvai placé dans les meilleures conditions pour apprécier sans préjugé le génie de l'écrivain. L'empreinte durable de ce premier contact m'a convaincu définitivement de l'importance d'aborder une oeuvre littéraire sans attacher aucune importance, du moins en une première approche, à des considérations étrangères aux seules considérations artistiques. L'heure des nuances et des réserves, appuyées sur des éléments biographiques ou autres, viendra ensuite, s'il y  a lieu.

Christine Sautermeister, universitaire spécialisée dans l'étude du corpus célinien et traductrice de Casse-pipe en allemand, vient de publier Louis-Ferdinand Céline à Sigmaringen, où elle se propose de préciser la relation entre la réalité du séjour qu'y fit l'écrivain-médecin à la fin de 1944 ( telle qu'on peut la reconstituer à partir des documents administratifs, des témoignages de celles et ceux qu'il y côtoya,  des indications de sa correspondance, des entretiens qu'il a accordés... etc...) et le récit qu'il en fait dans D'un château l'autre. Très vite, quand on lit son étude, s'impose l'évidence que Céline a systématiquement manipulé, déformé, réinventé la réalité vécue, presque toujours dans le sens d'un grossissement satirique et burlesque. La confrontation entre la réalité des faits, tels qu'elle les reconstitue à partir de la relation d'autres témoins, et le récit célinien, par exemple pour l'épisode particulièrement développé des obsèques de Bichelonne (dernier épisode du récit de Sigmaringen dans le roman), ne laisse aucun doute là-dessus . Christine Sautermeister insiste sur quelques motifs particulièrement récurrents et significatifs : le caractère dérisoire et farcesque de l'agitation des exilés,  l'hostilité des autorités allemandes et de la population à leur égard, la figure du médecin à la fois dévoué, désintéressé, distant et lucide.

L'auteur finit par conclure à la valeur de D'un  château l'autre en tant que document pour l'histoire. Conclusion quelque peu surprenante, tant son livre a montré à quel point les affabulations céliniennes s'éloignaient de la réalité historique. Certes le roman donne une idée juste et saisissante des conditions de vie des réfugiés et de leur état d'esprit, de l'ambiance de panier de crabes, travaillés par l'angoisse jusqu'à frôler la paranoïa, qui était celle où baignait cette "communauté réduite aux caquets", telle que la définit un jour, en un mot féroce, Alain Laubreaux, le journaliste de Je suis partout , bien placé pour savoir de quoi il parlait puisqu'il en faisait partie. Mais les éléments psychologiques de la situation peuvent certainement être reconstitués à partir des nombreux témoignages émanant des réfugiés eux-mêmes ou d'Allemands présents à Sigmaringen, sans passer par la peinture historiquement sujette à caution de D'un château l'autre. Aussi bien, attend-on vraiment de Céline qu'il nous apporte des documents utiles à une reconstitution scrupuleusement historique des faits ?

L'étude de Christine Sautermeister est  pleine d'intérêt quand elle précise la réalité du cadre, des événements, du rôle et de la personnalité des gens que fréquenta Céline pendant les cinq mois (de fin octobre 1944 à fin mars 1945) que dura son séjour à Sigmaringen. Elle précise, chaque fois que c'est possible, la réalité des faits et gestes du docteur Destouches et de ses rapports avec les uns et les autres. Mais sur l'art de l'écrivain, elle ne nous apprend pas grand'chose d'autre que ce qu'on savait déjà. Elle le confirme, c'est déjà cela. Mais elle laisse ouvert le chantier d'une étude interne serrée de D'un château l'autre, au nom de critères et de considérations exclusivement artistiques. Ce travail, à ma connaissance, n'a pas encore été entrepris.

A l'époque de la publication de Nord , Céline lui-même défendait son droit à l'affabulation. Il déclarait  :

"  Des faits bruts, vous n'en trouverez pas ; les reproduire, c'est sans intérêt. Même les chroniqueurs, Froissart, Joinville, tous ils ont laissé une petite place à l'affabulation, à la force des mots, à leur musique. C'est très important tout ça, l'émotion comme le style ; voilà pourquoi j'ai appelé ce livre un roman ".

Certes. Mais Froissart et Joinville sont tout de même très loin de pousser aussi loin que Céline le bouchon de l'affabulation. Aussi bien Céline n'est en rien, dans D'un château l'autre, comme dans les deux autres volumes de la trilogie "allemande", le chroniqueur de sa propre vie ni des événements dont il a été le témoin. Il ne l'est pas plus dans ce livre que dans Voyage au bout de la nuit ou que dans Mort à crédit. La vocation de Céline n'était en rien celle d'un chroniqueur mais celle d'un romancier. Dans D'un château l'autre comme dans ses autres romans, l'expérience vécue est refondue, réorganisée, transfigurée, pour prendre place dans la vaste fresque, continuée d'oeuvre en oeuvre, où Céline met en scène ce qu'il n'a cessé de peindre : l'épopée burlesque, sinistre et dérisoire, d'une humanité en proie à ses démons et à son incurable folie. Les modèles littéraires de Céline n'ont jamais été ni Froissart ni Joinville, mais bien plutôt Shakespeare et Dante.

Il était essentiel, au demeurant, que Céline qualifiât de roman un livre qui s'inspirait d'une période de sa vie beaucoup plus récente que celles qui lui avaient inspiré Voyage au bout de la nuit, Mort à crédit, Guignol's band ou Casse-pipe . C'était rappeler à ses lecteurs que, quelle que fût la distance temporelle séparant le moment de l'expérience vécue de celui de sa transposition romanesque, l'écrivain avait définitivement choisi les pouvoirs de la fiction comme moyen de mise au jour de la vérité. De quelle vérité ? Entendons-nous. D'une vérité qui n'a que peu à voir avec la vérité des historiens ni avec la vérité des philosophes ni avec les vérités de la science : la vérité de l'art. Chaque grand artiste a sa recette pour atteindre la vérité qu'il lui était réservé de porter au jour. La recette de Céline, c'est sans doute l'hallucination. La description hallucinée du réel que ses romans imposent est la condition de sa compréhension visionnaire de ce réel. On ne reproche pas à un Bosch, à un Van Gogh, à un Edvard Munch, à un Gance, à un Griffith, leurs visions hallucinées; au contraire, on y reconnaît sans difficulté la marque de leur génie : pourquoi en irait-il autrement de Céline ?

Christine Sautermeister note à juste titre que le récit du séjour à Sigmaringen est déclenché, dans D'un château l'autre, par une vision délirante et hallucinée, prélude à un accès de paludisme, celle de ce bateau-mouche fantôme, la Publique, en  fait la barque de Caron, où Le Vigan, mystérieusement revenu d'Argentine, déguisé en gaucho, encaisse les oboles des morts.  Elle ne parle pas du long prologue qui précède cet épisode, dont il éclaire encore mieux l'importance : Céline s'y décrit comme un écrivain en panne d'inspiration, harcelé par son éditeur qui lui réclame un nouveau livre tout en doutant qu'il soit capable de retrouver le souffle des précédents, en proie aux difficultés matérielles et financières, hanté par la crainte d'une possible agression ; or il ne peut sortir de ce marasme et retrouver sa puissance créatrice que par le retour de l'inspiration. Ce retour, c'est une vision hallucinée qui en est le signal et qui le rend possible. Jean-Yves Tadié, dans Le Lac inconnu, rappelle que, chez Proust, la plongée dans le sommeil déclenche la remontée des souvenirs. L'hallucination, chez Céline, tient le rôle qui est celui du sommeil chez Proust. Christine Sautermeister rapproche judicieusement le début de D'un château l'autre de celui de Mort à crédit, où la remontée des souvenirs était déjà rendue possible par un accès délirant. Comment, chez Céline, la crise créatrice engage, après une période de latence, un travail, à forte teneur hallucinatoire, de recombinaison et de transfiguration du matériau mémoriel, voilà qui mériterait d'être étudié de près. Le délire de fièvre du narrateur en proie à une crise de paludisme alterne et s'entrelace avec la vision de la collectivité elle-même délirante de Sigmaringen . Le bateau-mouche de La Publique, barque du nocher Caron prépare l'embarquement du lecteur, guidé par Dante-Céline, sur une nef des fous plus grandiose encore et non moins funèbre. D'emblée nous y croisons des personnages étranges,  telle cette improbable Hermilie de Hohenzollern, sorte de Carabosse, suivie de sa dame de compagnie, émergées toutes les deux d'on ne sait quel sous-sol, ou l' "amiral" Corpechot qui monte la garde au bord du Danube, dans l'attente des sous-marins russes ! D'autres suivront. De presque tous les personnages du roman, Christine Sautermeister montre que leur comportement et leurs propos entretiennent de fort problématiques rapports avec ceux de leur modèle réel, quand ils en ont un. Il est dommage que son travail ne comporte pas un index des personnages imaginaires, en plus de celui des personnages réels. La vieille Hermilie de Hohenzollern, l' "amiral" Corpechot, le cinéaste Orphize, le chef de la police von Raumnitz et sa femme Aïcha, les Delaunys, vieux couple de musiciens , le commissaire Papillon, sans oublier un  évêque... cathare, y figureraient, mais aussi l'éditeur Achille Brottin, son collaborateur Norbert Loukoum, ou encore l'infâme Tartre, copies très peu conformes de Gaston Gallimard, Jean Paulhan, Jean-Paul Sartre. Il n'y a pas que l'auteur de la Comédie humaine à avoir mêlé, sur un pied d'égalité, personnages réels et personnages imaginaires. Le Vigan avait parfaitement compris et admis cette annexion de personnages réels (dont lui-même) au royaume de l'imaginaire célinien. Dans D'un château l'autre, Otto Abetz, Alphonse de Chateaubriant, Laval ou Brinon deviennent des personnages de roman à part entière. Mais tous, autant qu'ils sont, personnages réels, semi-réels, imaginaires, tiennent leur rôle dans une farandole de pantins en  mal de déguisement, toujours prêts pour la mascarade.

L'historien serait donc mal venu de reprocher à Céline de malmener la réalité des faits, sous le prétexte qu'il aurait été le témoin et l'acteur des scènes qu'il décrit. C'est aussi  que -- on ne le dira jamais assez -- le narrateur de D'un château l'autre n'est pas le romancier qui l'a écrit.

Pas plus qu'on ne  saurait identifier Marcel, le narrateur de A la recherche du temps perdu, avec Marcel  Proust lui-même, le personnage du narrateur Céline, en effet, ne doit pas être confondu avec le romancier Céline. Ce personnage du narrateur est lui aussi un personnage romanesque à part entière,  entité fictive de la fiction dont il est un élément essentiel, conçu selon des critères et des exigences qui ne sont pas ceux de la reconstitution historique, mais qui sont d'ordre purement artistique. Le Céline narrateur agit, parle et, surtout, raconte  autrement que n'a fait le romancier dans la vie réelle. C'est ainsi qu'il accompagne la délégation des ministres de Pétain aux obsèques de Bichelonne à Hohenlynchen (Hohenlychen dans la réalité) , alors que le Céline réel était resté à Sigmaringen. Il nous en brosse une scène puissamment burlesque, fort éloignée de ce qu'en relatent les témoins qui participèrent au voyage.

Prendre pleinement en compte ces évidences, c'est, pour le lecteur, conclure avec le livre un pacte de lecture trop souvent encore brouillé par les circonstances de sa première réception, les préventions des uns et des autres à l'égard de l'homme Céline et de son passé, et les malentendus qui s'ensuivirent, au détriment de la compréhension du roman en tant qu'oeuvre d'art. Il m'a semblé que l'étude de Christine Sautermeister était encore loin de s'affranchir de cette nuisible ambiguïté. Sans doute sa thèse peu tenable d'une valeur de D'un château l'autre en tant que document pour l'histoire en est-elle largement responsable.

Le génie de Céline doit donc largement sa puissance à ses accointances avec un "délire" très consciemment et attentivement mis en scène et amplifié par le romancier, dont la personnalité était effectivement marquée de dispositions délirantes (un livre comme Bagatelles pour un massacre le montre ).  Il était sans aucun doute l'artiste le plus apte à peindre, dans la trilogie "allemande", une réalité elle-même puissamment délirante : celle de l'agonie de l'Allemagne nazie.

Pour sinistres que nous  apparaissent les nazis et leurs collaborateurs, ils n'en étaient pas moins, à leur manière, des humanistes. Entendons par là qu'ils croyaient à l'humanité, à son avenir, à sa grandeur, et qu'ils se voulaient porteurs d'un message d'espoir, quelle que fût la monstruosité, à nos yeux, du contenu de ce message.  Céline, dans D'un château l'autre, raille férocement leur aveuglement, comme aussi celui de leurs vainqueurs, les Truman, Staline, ou le personnel politique de la IVe République française qui, à le lire, ne valent pas mieux qu'eux. On comprend, en lisant D'un château l'autre, que Céline n'ait pas eu que des amis dans le camp des antisémites et des collaborateurs. C'est que, des hommes en général, il nous brosse une peinture presque désespérée. Il nous montre une humanité  asservie à ses besoins animaux les plus  élémentaires, la bouffe, la défécation, la fornication, en proie aux marottes les plus dérisoires, aux enthousiasmes comme aux fureurs les plus insanes, et à toutes les passions les plus basses, la vanité, la malveillance, la violence, la haine, et par-dessus tout la trouille, incapable qu'elle est de s'élever durablement au-dessus de sa misère, telle cette poule qui voudrait bien voler, mais qui "reboume" sans cesse dans la crotte, à laquelle il la compare dans un autre de ses livres. La force comique de tant de scènes ferait presque oublier ce qu'a de terrible cette vision de l'existence ; une vision pas tout-à-fait désespérée pourtant, puisqu'il y a  Lili, et qu'on croise de temps en temps quelqu'un de digne d'estime, et, parfois, d'amitié. Et  bien sûr, les animaux, Bébert en tête. Et puis il y a cet absurde, peut-être, mais joyeux et animal goût de vivre qui jette les uns sur les autres, dans la gare de Sigmaringen, soldats et réfugiées, à grand renfort de ganetouzes et de Lili Marlene entonnée en choeur, avec accompagnement de piano ; ou qui, à la dernière page du roman, fait adresser au cancer le pied de nez de Madame Armandine : " Elle se lève du banc, elle part au milieu de la pelouse... et là, elle se retrousse ! et hop! ... jupe, jupons ! et elle se renverse !... à la  renverse ! pont arrière ! en souplesse !... et là comme ça une jambe en l'air, toute droite, dardée !... comme la Tour Eiffel !... " .

Un très grand livre, d'une incomparable force, pour peu qu'on le lise en tenant à l'écart des considérations et des critères extérieurs à la littérature et à l'art. D'un château l'autre restera exemplaire de la puissance unificatrice de l'art d'un grand écrivain au service de sa vision. Ce n'est pas chez les écrivains mais plutôt chez les peintres qu'il faudrait chercher des équivalents à l'art de Céline, chez un Van Gogh ou chez certains expressionnistes allemands, comme Otto Dix. Ce que Van Gogh obtient par le trait et la couleur, Céline l'obtient par les mots, par la fameuse phrase exclamative aux trois points de suspension.


Christine Sautermeister ,  Louis-Ferdinand Céline à Sigmaringen ( Ecriture, éditeur)



Sigmaringen : le château des Hohenzollern

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