mardi 30 juillet 2013

L'enamourée

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Une grosse fille toute nue, débarquée je ne sais d'où, me serre de près dans la cuisine, geignant son besoin d'amour et de caresses. Je lui expose patiemment que ce n'est pas possible, ma femme, n'est-ce pas, dans la maison... Elle en profite pour se rapprocher davantage : c'est qu'elle est appétissante, la bougresse ; en plus, elle sent bon. Je m'autorise un très léger baiser, histoire de goûter, oh mais très léger... Elle s'écroule dans mes bras, elle me tète la langue ! Je peine à me dégager, lui exposant, avec toute la patience dont je suis capable que, ma femme, n'est-ce pas, dans la maison... Je me détourne de sa bouche vorace, elle se suspend à mon dos, me coince contre la cuisinière, je la transporte aux quatre coins de la pièce, elle ne lâche pas. Ses gros seins s'écrasent contre mon dos. Fraîcheur moelleuse...

Je commence à perdre mon sang-froid. Je sens ma femme toute proche, derrière la porte. J'atteins le haut de l'escalier raide qui descend au jardin : et si je l'y basculais ? mais, sangsue comme elle est, je roulerais avec elle jusqu'au bas des marches... Amour, amour, quand tu les tiens ...

Dans cette incertitude, je me réveille avec une érection de concours. Manquait plus que ça !



1 commentaire:

JC a dit…

"La vieillesse est un naufrage".... tu devrais le savoir, mon brave !
(tu n'es pas à plaindre : un rêve pareil me fait vomir au réveil ... en effet pas d'échange humain, hein ?)