jeudi 15 août 2013

Phantômasse

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Pas plus tard que tout à l'heure, je descends faire mes courses en service semi- commandé . Sur la place de la mairie annexe, le curé s'affaire aux derniers préparatifs de la messe de  l'assomption de Marie mère de dieu. Des paroissiens attendent sagement sur leurs chaises. " Dieu n'existe pas, tas de connards ! " que je leur confie aimablement en passant. Un vieux se lève en brandissant sa canne, se prend les pieds dans un prie-dieu, s'étale. Je ricane, tout en recoiffant mon haut-de-forme et mon masque.  A la maison de la presse, un gros con chapeauté d'un canotier de clown  a étalé l'Equipe, le quotidien des crétins, sur mon journal  favori. "Ôte de là ta feuille de choux, enfoiré, que je l'apostrophe, ou je te passe ton galurin autour du cou. -- De quoye de quoye, qu'il me rétorque d'une voix de châtré. Ni une ni dieux, je te lui tresse un collier de paille .   -- Au meurtre ! ", qu'il s'égosille, pendant que je m'escape en  rigolant, tout en remettant mon huit-reflets et mon masque. Chez ma boulangère favorite, " Vous voulez quoi ? , qu'elle me demande.  -- Toi, que je lui  réponds, et aussi sec je saute par-dessus le comptoir  et je te lui roule une méga pelle baveuse. Et je sors en me pourléchant. J'ai pas plutôt renquillé mon masque et mon tuyau de poêle que je tombe sur Marie-Do, ma paroissienne favorite.  " Dieu est mort, que je lui fais, j'ai lu l'avis de décès dans le journal. -- Arrête ton char, Jeannot, qu'elle se gausse, et ôte ton masque, Phantômasse je t'ai reconnu.


Au mois d'août, fais ce qu'il te ploute.







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