dimanche 18 août 2013

L'Egypte et la France au péril de l'islamisme

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Les réactions des gouvernements occidentaux (Etats-Unis, Union Européenne) aux événements d'Egypte traduisent une méconnaissance aveugle des réalités, une négligence inquiétante de leurs propres intérêts, des contradictions politico-stratégiques flagrantes.

Il y a cent ans, une affaire du genre de celle qui occupe aujourd'hui l'Egypte se serait réglée entre quat'zyeux, ou presque, sans témoins ni commentaires apitoyés des pleureuses mondialisées, moyennant sans doute quelques massacres d'envergure sans commune mesure avec les modestes tueries auxquelles ont procédé l'armée et la police égyptienne, mais nous n'en aurions rien su. Personne, en Occident, n'aurait songé à s'inquiéter de l'avenir d'une démocratie dont les acteurs sur le terrain n'auraient d'ailleurs,  pour la plupart, jamais entendu parler. Elle est de toute façon presque aussi introuvable aujourd'hui qu'au temps des sultans, confisquée qu'elle a été, à peine née, par les islamistes, puis par les militaires. Il est vrai que les uns et les autres ne cessent de l'invoquer à grands cris, relayés par les pleureuses internationales. Quel tintamarre pour un fantôme !

Ce qui compte dans cette affaire, ce n'est pourtant pas la démocratie : c'est, outre une stabilité régionale déjà grandement compromise par les événements de Libye et de Syrie, l'avenir de l'Egypte. Face aux partisans de Morsi et des Frères musulmans, on trouve l'armée et  tous ceux qui, dans la société égyptienne soutiennent son action et qui regroupent l'essentiel de la population utile, socialement, économiquement. C'est d'eux que l'Egypte a besoin, c'est en eux que s'incarne son avenir. C'est pourtant eux que nos gouvernements seraient prêts à  sacrifier  sur l'autel d'une démocratie à l'occidentale qui n'aurait pourtant aucune chance de survivre durablement, dans l'état actuel de la société égyptienne.

Il est possible que le présent affrontement cache un clivage qui, en d'autres temps, aurait pu  virer à la guerre de classes. D'un côté les forces sociales utiles, classes éduquées, intégrées aux circuits économiques, agents de la vie économique, fonctionnaires, militaires, bourgeoisie, petite bourgeoisie, fraction des classes populaires pourvue d'un emploi. De l'autre, les pouilleux, chômeurs et crève-la-faim des villes, fellahs des campagnes arriérées . Par malheur pour eux, les leaders marxistes-léninistes sont introuvables sur le marché idéologique. Ils ne peuvent plus guère compter que sur Allah. Ce n'est pas Allah qui les sortira de la mouise, mais le temps qu'ils s'en rendent comptent, les islamistes auront fait leur beurre de leurs illusions.

Le miroir aux alouettes d'une démocratie parlementaire à l'occidentale a été utilisé par les Frères musulmans pour parvenir à leurs fins : la mainmise sur la société égyptienne. Ils ont failli toucher le jackpot. On mesure aisément leur rage et leur frustration.

Du côté des extrémistes radicaux, des sectataires d'al Qaida, la démocratie telle que nous la concevons en Occident n'a jamais été un objectif. Pour ces gens-là, le peuple, c'est le peuple d'Allah. La volonté du peuple,  c'est la volonté d'Allah. Ein volk, ein führer. Voilà, au moins, qui est clair.

En effet, le projet islamiste radical présente l'avantage de montrer en clair ce que les Frères musulmans se proposaient d'imposer progressivement à toute la société égyptienne. Le paquet-cadeau est le même, seule diffère la stratégie. C'est le même programme rétrograde et obtus dont les points forts sont, comme chacun sait, de faire la prière cinq fois par jour, de voiler les femmes, de ne pas manger de cochon et de ne boire que de l'eau. Voilà à peu près les seules solutions que les uns et les autres aient à opposer aux défis de la modernité. On ne voit pas, en tout cas, ce que peut avoir de moderne et de démocratique le projet de contraindre l'ensemble d'une société à se soumettre à un programme religieux affublé en programme politique, projet qui, au surplus, menace directement la liberté de pensée, de croyance et d'expression. Une telle entreprise n'a de chances d'aboutir que dans des sociétés pénalisées par un lourd retard de leur développement, du moins on voudrait le croire. L'état caricatural de misère et de sous-développement où les islamistes ont plongé la Somalie devrait pourtant sonner comme un avertissement pour tous les pays musulmans.

Dans certains pays où les musulmans sont très majoritaires, la Turquie, la Tunisie, l'Iran, l'Irak, l'Egypte, les islamistes (qu'ils soient sunnites ou chiites) ont donc entrepris d'instrumentaliser la démocratie de type occidental, c'est-à-dire en réalité de la confisquer à leur seul profit. Il est plus que probable qu'en Egypte comme en Syrie, compte tenu de l'urgence, la seule façon efficace de les en empêcher, c'est de les éloigner du pouvoir par des moyens non démocratiques, et s'il le faut, de leur casser massivement la gueule, comme ont entrepris de le faire les forces armées égyptiennes, qu'il faut féliciter pour leur détermination, au lieu de leur mettre des bâtons  dans les roues, à quoi s'emploient actuellement les gouvernements occidentaux, qui font comme si, compte tenu de l'état d'arriération, d'ignorance et de misère des masses populaires de ces pays, la solution démocratique  à l'occidentale ne courait pas immédiatement le risque, à peine installée, d'être court-circuitée par sa confiscation et sa dénaturation islamiste. On ne voit pas que les mêmes gouvernements déploient autant de zèle quand il s'agit de dénoncer le caractère peu démocratique des institutions politiques chinoises ou russes, ou de réclamer un peu plus de démocratie en Arabie Saoudite ou dans les Emirats, dont la prospérité  et la stabilité politique reposent, comme chacun sait, sur les revenus du pétrole et du gaz, et non sur les vertus supposées d'un Islam hyper-traditionnaliste. Alors que  nous vivons dans la crainte permanente d'actions violentes perpétrées par les islamistes contre nos villes, nos voies de communication, nos centrales nucléaires, en un temps où un chien d'Allah s'en va mitrailler les enfants d'une école juive, allons-nous faire la fine bouche quand un gouvernement arabe prend les mesures appropriées pour faire barrage au danger dans son pays ? C'est tout le bassin méditerranéen, auquel il faut ajouter plusieurs pays d'Afrique, qui est sous la menace de la peste islamique, et l'on chipoterait sur les moyens à mettre en oeuvre  au motif que les droits de l'homme, vous comprenez, les droits de l'homme. Qu'on arrête de nous bassiner avec les droits de l'homme. Et ces bâtards, ils les respectent, les droits de l'homme ? Pas de droits de l'homme pour les ennemis des droits de l'homme, pas d'humanité pour les ennemis du genre humain, c'est pourtant simple à comprendre !

Le père Voltaire doit se retourner dans sa tombe : cela fera bientôt trois siècles qu'il a écrit son sublime Mahomet, et le monde n'en a toujours pas fini avec les dégâts causés par les intégrismes religieux. Et s'il n'y avait que les islamistes ! L'affaire du mariage homosexuel nous a rappelés que nous avons, nous aussi, nos fous de Dieu, tout aussi déterminés que les islamistes à faire obstacle par tous les moyens aux évolutions progressistes. Eux non plus n'ont pas renoncé à leur prétention d'imposer à toute la société la primauté de leurs valeurs religieuses et de leurs présupposés métaphysiques. Heureusement, ils ne disposent pas dans la population de soutiens aussi larges que ceux sur lesquels peuvent compter les partis et activistes islamistes dans divers pays musulmans.

Les religions monothéistes révélées -- christianisme, islam, judaïsme -- campent globalement sur des positions de résistance à la modernité et au progrès. Rien d'étonnant à cela puisque leur prédication se heurte aux évolutions des sociétés modernes et aux enseignements réitérés de la science. Leurs capacités de nuisance sont évidemment fonction de la solidité de leur implantation dans les sociétés où elles sévissent. En Occident, elles ont fini par accepter peu ou prou et bon gré mal gré les principes de la laïcité et de la démocratie. L'existence, en Allemagne, d'un parti comme la Démocratie Chrétienne n'inquiète personne car tout le monde sait bien que ce parti respecte le principe de l'alternance. Mais la quasi-totalité des pays musulmans (à l'exception notable de la Turquie et du Pakistan) n'a jamais fait l'expérience de la démocratie laïque de type occidental et du pluralisme des partis. Les espérances que fit naître l'influence marxiste sur des dirigeants des décennies 60/70 en Palestine, en Algérie, en Egypte, sont aujourd'hui bien mortes. C'est pourquoi des solutions politiques non démocratiques, telles que la monarchie marocaine ou saoudienne, la dictature de l'armée en Egypte, du parti Baas en Syrie et, naguère, en Irak, le régime de parti unique en Algérie, apparaissent comme les plus adaptées aux réalités sociales, économiques, religieuses de ces pays. On ne peut que croiser les doigts pour que le régime de Bachar al Assad, régime laïc, rappelons-le, se sorte à son avantage de la mauvaise passe qu'il traverse. On ne peut souhaiter à la Syrie de se retrouver dans l'état désastreux où l'initiative imbécile de Sarkozy a plongé la Libye.

Bonne chance, donc, à l'armée égyptienne et à tous ceux qui, dans le pays, se reconnaissent en elle et se sentent défendus par elle. Tous les Egyptiens qui comptent, les Egyptiens éduqués, les Egyptiens économiquement utiles, les Egyptiens épris de liberté, les Egyptiens qui sont l'avenir de l'Egypte, sont derrière leur armée. La synergie des bons citoyens et des forces armées unis contre les salopards est exemplaire et fondatrice.

Du Caire à Alep,  de Bamako à Trappes et à Toulouse, l'engeance islamiste est la même, universellement détestée, universellement jugée digne d'être abandonnée au pire. Pourquoi, se demandent la plupart de nos concitoyens, nous soucier du sort de ces fanatiques bornés, de leurs femelles voilées, excisées, illettrées, de leur progéniture grouillante ? Qu'avons-nous de commun avec ces misérables ? Nos semblables, nos compatriotes, nos concitoyens, ça ?

Nos prochains, ça ? Aimons-les, certes, pensent-ils,  mais alors, exclusivement, saignants.

Les Français jugent pour la plupart que les événements récents, en Egypte, en Syrie, au Mali, en Tunisie, mais aussi, plus ponctuellement, en France ( Toulouse, Trappes) ont montré que la meilleure -- sinon la seule -- manière de contenir les islamistes, c'est de leur entrer dans la viande, de leur casser (au sens le plus concret, le plus effectif du terme) la gueule. Une violence collective à la fois débridée et organisée, éventuellement préventive, impliquant  non seulement les forces de l'ordre, mais aussi tous les citoyens épris de progrès, leur apparaît de plus en plus souvent comme le plus efficace traitement de la lèpre islamiste dans les situations d'urgence. Ils ne jugent pas inenvisageable que nos sociétés, dans un avenir plus ou moins proches, soient amenées à recourir à des actions éradicatrices, purificatrices, salvatrices, ponctuelles (assassinats préventifs) ou massives, que préfigure la chasse que la police et l'armée égyptienne, mais aussi les comités de quartier, formés de civils dévoués, mènent actuellement contre les scélérats. Les musulmans, dans leur immense majorité, sont des citoyens honnêtes, pacifiques, tolérants. Ils n'ont rien à voir avec ces activistes fanatiques et haineux que sont les islamistes, ces terroristes qui sont une caricature impie de l'Islam . Pour l'immense majorité de nos concitoyens, le bien public exige qu'ils soient éliminés (de préférence dans le respect d'une légalité éventuellement aménagée).

Additum -

A partir des réflexions qui précèdent, on peut aisément se livrer à l'expérience de pensée de ce que pourrait être une campagne d'éradication des islamistes dans un pays comme la France . Elle nécessiterait que soient précisées les réponses à un certain nombre de questions :

a)   comment identifier et délimiter des zones suspectes à traiter en priorité ( Trappes, Toulouse, Bobigny, Neuilly, Sion-sur-l'Océan, Porquerolles, etc.) ?

b)   doit-on envisager la participation des populations civiles ? Non musulmanes ? Musulmanes ? Participation spontanée ? participation forcée ?

c)   selon quelles modalités repérer et classer les éléments à réprimer en fonction de leur degré de culpabilité et de dangerosité : islamistes avérés ? islamistes suspectés ?  islamistes potentiels ?

d)    quelles classes d'âge  traiter en priorité : jeunes ? moins jeunes?

e)   à quels traitement  recourir : représentations amicales ? admonestations ? amendes forfaitaires ? emprisonnements ? liquidations individuelles ? fusillades ? mitraillages ? canonnades ? lance-flammes ? camps (de transit (1)) ?

f)    faudra-t-il mettre aux normes  la législation existante : suspension ou suppression des lois censées protéger les prétendus droits de l'homme, lois proclamées liberticides et antinationales ?

g)    comment réprimer les complices de fait (défenseurs des "droits de l'homme" etc.)

Reconnaissons que, compte tenu de la lourdeur des diverses procédures à envisager et de l'état de fatigue générale au sortir des chaleurs de l'été, il serait sans doute préférable d'en rester (provisoirement ?) au statu quo ante, tout au moins de surseoir ....jusqu'à la Noël ?

En faire trop ? Ne pas en faire assez ? Rien de trop, en tout cas, disait l'oracle de Delphes. C'est ce que doit se dire le policier du Caire soucieux d'économiser ses munitions, avant de balancer une rafale. On ne sait pas de quoi demain sera fait...

Note 1 de l'additum -

Dans tout camp de transit, le transit se fait d'un point A vers un point B. Le point A étant connu, il reste à déterminer le point B.

( Posté par : John Brown )


Les Jambruns communiquent -

Nous laissons à notre collaborateur occasionnel John Brown l'entière responsabilité de ses propos que, faut de mieux, nous avons décidé de classer dans la catégorie humiaour : passablement hum! et fortement miaou !

Une mise au point de John Brown -

Tel Richard Millet, je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Enfin... tout bas...

Tiens, prends toujours ça dans les couilles, foutu connard !

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