mardi 8 octobre 2013

La calamiteuse gestion du naufrage de Lampedusa

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Ne retournons pas le fer dans  la plaie : si l'imbécile Sarkozy n'avait pas lancé sa croisade contre Kadhafi, les trois cents et quelques naufragés de Lampedusa seraient encore vivants, pour la bonne raison que la police du colonel ne les aurait pas laissés embarquer. Mais enfin, il faut se faire une raison : nos chefs d'Etat, qu'il s'agisse de Sarko en Libye ou de son émule Hollande en Syrie, se lancent comme des petits fous, et réfléchissent aux conséquences après.

Après avoir sauvé quelques naufragés encore vivants, les gardes-côtes italiens s'évertuent à récupérer les noyés au fond de l'eau. Les finances italiennes ne sont pourtant pas si florissantes qu'il faille en plus gaspiller les deniers publics dans des opérations inutiles. Sans compter les frais d'obsèques, pour des cadavres que, de toute façon, la plupart des victimes étant dépourvues de papiers d'identité, personne ne serait venu réclamer.  Tous les marins du monde savent qu'en cas de naufrage, la mer est une sépulture honorable.

De plus, on sait qu'en raison de la surpêche, les fonds méditerranéens sont dramatiquement désertés par diverses espèces de crustacés, notamment les crabes. Ces sympathiques habitants des fonds marins se chargent de les nettoyer en consommant les charognes, avant de se retrouver sur les tables de nos restaurants.

Ce matin, au petit dej, en lisant Var-Matin, il m'est venu une idée fumante propre à solutionner les multiples problèmes causés par l'afflux de sans-papiers : pourquoi, que je me suis dit comme ça, ne pas les rafler, puis les embarquer sur des bateaux réformés (il ne manque pas de  chalutiers en train de rouiller au fond des bassins de nos ports de pêche) que, grâce à des dispositifs assez simples, on saborderait en haute-mer ? Dans Rebecca, que j'ai visionné hier soir, Alfred Hitchkock décrit très bien la méthode, qui se réduit à un problème de robinets à la portée d'un élève de cinquième. Son application à une échelle suffisante assurerait le repeuplement de nos fonds marins en crabes, homards et crevettes.

J'ai aussitôt fait part de ma trouvaille  à Josiane, mon épouse. " Ta proposition est excellente, m'a-t-elle dit en beurrant sa tartine, d'autant plus qu'une fois le stock de sans-papiers épuisé, on pourrait embarquer les vieux cons inutiles dans ton genre, ce n'est pas ça qui manque dans notre beau pays. Pour faire bon poids, on pourrait aussi embarquer Zemmour, Renaud Camus et Richard Millet ".

En voilà une idée qu'elle est bonne.

Quand même, des fois, je me demande si j'aurais pas un petit déficit d'empathie. Mais ça se soigne. Il paraît qu'Himmler était un type très sensible et que, pris à temps... Tiens, mets-moi seulement cinq minutes en tête-à-tête avec une jeune Rom aux yeux de velours, eh bien sur le terrain de la charité fervente, je bats n'importe quel François, sur celui de la conciliation généreuse, je fais la pige à n'importe quel Hollande.





3 commentaires:

Anonyme a dit…

"Dans Rebecca, Alfred Hitchkock décrit très bien la méthode"

Vous êtes sûr de ne pas confondre avec La Taverne de la Jamaïque ?

Par ailleurs, mais je ne voudrais pas créer de drame, savez-vous que votre épouse a le même prénom que la maîtresse d'un certain John Brown ?

Arschmüll Tierktblutten a dit…

Bonjour messieurs dames,

Le cynisme de ce blog a attiré ma curiosité. Mais je m'interroge surtout sur la photo générique. On ne voit pas :
1 si c'est un lever ou un coucher de soleil.
2 si la matière blanche est : a) de la manne ; b) du yaourt ; c) pire encore.

Les Jambruns a dit…

Réponses à Arschmüll

1/ Hors de question de lever l'ambigüité car ce serait mettre l'époux de Janine sur la piste (au sens propre) des coins charmants que nous fréquentons, elle et moi, quand il n'est pas là.

2/ La matière blanche est du sucre-glace