mercredi 26 février 2014

Eugène : le retour

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Les lecteurs (excessivement peu nombreux mais, on l'espère, fidèles) n'auront pas manqué de le noter : Eugène est de retour. Victime d'une épouvantable machination digne d'un fait-divers gore relouqué par Régis Jauffret, il est ressorti de la cave où la sinistre bande des Jambruns le séquestrait depuis bien deux ans, lui infligeant divers sévices, comme de lui faire bouffer l'éponge du tableau noir, lui enfoncer des compas dans les fesses  (je me demande si je confondrais pas avec quelqu'un d'autre que Régis Jauffret, moi), tout en le forçant à contresigner des billets qui travestissaient honteusement sa pensée, alors que, vous le pensez bien, les travelos, notre Eugène, c'est pas du tout mais pas du tout sa tasse de thé. Enfin, heureusement, par bonheur, par chance et quasiment par miracle, tout est bien qui rentre dans l'ordre à Varsovie, à Kiev et ailleurs, et Eugène se ramène, rentre dans l'arène et reprend les rênes, il était temps car tout allait à vau . Le vit compte, certes , mais tout de même.

Peu de changements au demeurant : évitons de déranger le conservatisme des lecteurs très peu nombreux mais encore fidèles. Les Jambruns, ayant fait amende honorable et s'étant rachetés (au prix fort) de leurs errements et une conduite ont été autorisés à continuer de signer de leurs noms de plume et de guerre les billets ici émis sans ordre mais en ligne au titre (flatteur, et passablement immérité) d'avatars d'Eugène, seul Dieu authentique.

Du reste, il doit l'avouer avec une certaine gêne, Eugène  avait fini par se prendre d'affection pour cette bande de jeans-foutres (est-ce que c'est invariable ou est-ce que ça prend le pluriel?) répondant (ou, plus souvent ne répondant pas) à d'improbables patronymes. Il avait fini par s'accommoder doucettement de la compagnie de ces geôliers, malgré l'humidité de la cave, les toilettes spartiates -- tout-à-fait l'ambiance décrite par Régis Jauffret, dans lequel de ses romans déjà? -- et les avanies. sans compter que tout ce joli monde piochait sans se gêner dans ses comptes bancaires.

En définitive, comme les voisins commençaient à poser des questions gênantes sur les bruits de cave, les Jambruns se sont résolus à libérer Eugène qui, de son côté, a obtenu, pour prix de son silence, d'être restauré dans ses prérogatives d'éditeur responsable de ce blog qui, après tout, est son truc, et le restera dorénavement, coûte que coûte et foutre Dieu !

Additum -

A compter de ce jour, les divers pseudos, avatars transparents d'Eugène, disparaissent de la circulation. On avait fini par ce lasser  de ces jeux identitaires assez gamins. Eugène suffira.


C'est la cave de cette villa des hauts de Grasse que le malheureux Eugène fut séquestré dans des conditions indignes



1 commentaire:

JC a dit…

Enorme déception ! ...... j'attendais un livre, un récit du style nouveau genre : "Pour en finir avec Eugène les Beaux Gênes !"... patatras, on repart à zéro !