dimanche 13 avril 2014

La révolte des intermiitents (3)

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Eugène à ses avatars,


Les intérêts supérieurs de ma dignité , le souci bien compris de ma tranquillité, ma pente prononcée à la conciliation (façon ukrainienne) m'ont incité à porter un regard bienveillant sur vos réclamations.

Vos signatures seront donc progressivement rétablies, assorties du titre flatteur d' avatar eugènique ragréé.

Considérez par ailleurs l'honneur de voir figurer sur ce blog vos pseudos à la con comme une indemnité suffisante.

Je n'irai pas plus loin dans mes concessions. Je ne crains pas vos prétendues révélations. De toute façon il y a prescription. Ce que je faisais en 1977 du côté du palais de la Méditerranée à Nice ne regarde plus que moi. Idem pour ma présence dans les sous-sols de la Société Générale de la même ville en juillet de l'année précédente. Ma vie sexuelle aura été celle d'un citoyen moyennement doté par la Nature dans une société corsetée dans les interdits d'un autre âge : il aura fallu bien souvent flirter avec une légalité d'ailleurs fortement assouplie depuis cette époque. Le reste est silence.

Songez aussi que, si vous savez tout de moi, je sais aussi tout de vous et suis fort capable, si vous me poussez à bout, d'instiller entre vous les germes d'une guerre fratricide à côté de laquelle les plus sanglantes intrigues florentines ne seront que jeux de garderie (encore que ce que j'ai appris récemment des jeux de garderie m'incite à douter de la pertinence de cette comparaison, la jeune Pauline, une personne de mes amies, n'ayant pas hésité à traverser d'un pas décidé la sienne (de garderie) pour aller flanquer un pain que je te dis pas à une rivale, histoire d'apurer les comptes juste avant la sortie de midi).

Afin d'éviter une nouvelle multiplication des pains, je vous tends donc une main, sinon fraternelle, du moins provisoirement réconciliatrice.



PS  (15/05/2014) -  Oh, et puis allez vous faire foutre. Vous me faites tous chier. Je fais désormais joujou tout seul. Point barre et final. Allez vous plaindre à la SPA si ça vous chante, tas d'ectoplasmes.


Eugène.


Additum -

@ JC

En dépit de ma pente prononcée pour les trafics semi-licites, je ne suis pas l'agent artistique de la jeune Juliette. En plus, comme elle dessine à peu près au rythme où elle respire, je suis toujours en retard d'un ou deux trains sur ses dernières productions. Néanmoins, je lui transmettrai bien volontiers votre proposition. Les derniers formats des dessins à moi offerts sont de 30x42cm. L'orthographe des bulles du dessin ci-dessous  authentifie une époque de la production de Juliette où la fréquentation assidue de l'école de la République n'avait pas encore induit de décisifs progrès en orthographe, regrettables d'ailleurs à certains égards : "un bon vert de sang"  atteste en effet d'une sûre, quoique spontanée (mais d'autant plus sidérante), connaissance des couleurs complémentaires, tout-à-fait comparable à ce qu'en savait Baudelaire interprétant la peinture de Delacroix.
:

Delacroix, lac de sang hanté des mauvais anges,
Ombragé par un bois de sapins toujours vert ...

Rien, d'ailleurs, ne dit que cette petite fille ignorât l'orthographe canonique du mot verre. Faute d'orthographe ? Allons donc.  Un vert de sang... Ce raccourci  saisissant a tout de l'impérieuse évidence de l'intuition poétique.

Les limites de la négociation, par Juliette, artiste invitée 

1 commentaire:

JC galeriste ayant du flair a dit…

J'ACHETE !
Nous pouvons faire de cette jeune enfant, une étoile fantastique brillant au firmaman de sa mament...