mercredi 23 avril 2014

" Une semaine de vacances ", de Christine Angot : mon enfant, mon esclave

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Il s'appelle (il s'appelait ?) Pierre Angot. Traducteur et linguiste, il est le père de Christine Angot. Dans Une semaine de vacances, il  est précisément identifié par l'allusion à un article publié par lui dans la revue Vie et langage (numéro 245 du 01 / 09 /1972 ) et intitulé Le w est-il une lettre française ?

Tout le monde connaît l'histoire de Pierre Angot et de sa fille à qui  elle a  inspiré une partie majeure de son oeuvre ( à commencer par L'Inceste, qui l'a fait vraiment connaître). Pierre Angot a imposé à sa fille mineure une suite de relations sexuelles incestueuses.

On peut penser que Christine ne s'en est jamais vraiment remise, comme le suggère la série de ses livres, qui semblent tourner en rond autour de cette expérience, dont peut-être elle ne parviendra jamais à fixer définitivement la vérité, une expérience, à la lettre, innommable .

Dans Une semaine de vacances, Christine Angot va sans doute plus loin qu'elle n'est jamais allée dans l'évocation de cette relation destructrice et dans sa réflexion sur ce qu'elle implique. Elle décrit, avec l'implacable précision clinique d'un constat (qui n'est pas sans évoquer, parfois, la précision glacée des rapports de police dans les affaires de moeurs impliquant des enfants), le détail des "jeux" sexuels que son père lui a imposés, de façon obstinément répétée, au cours d'une semaine de vacances passée dans une maison de location, dans la région grenobloise. Le livre s'ouvre sans prévenir sur la description d'une scène de fellation dans les toilettes de la maison. Cela se continue par une  série presque ininterrompue d'attouchements, de caresses et de pénétrations, auxquelles la fille participe d'abord docilement, suivant à la lettre les indications de son père.

Ce père n'est pas n'importe qui. C'est un brillant intellectuel, aux compétences de traducteur, de linguiste et d'enseignant reconnues, à la situation financière confortable, lecteur boulimique. Il est marié (pas avec la mère de Christine, qu'il n'a reconnue que l'année de ses quatorze ans), père de deux autres enfants. Il entretient avec plusieurs autres maîtresses des relations dont il parle à sa fille, s'étendant complaisamment sur des comparaisons flatteuses pour elle. Car cet homme se veut un homme sans complexes, d'une grande ouverture d'esprit, notamment dans les choses du sexe, affichant volontiers son mépris pour les gens qu'il juge étroits d'esprit dans ces matières, ainsi que sa vive sympathie pour la cause des femmes, pour qui il affirme son grand respect. Justement, il croit avoir trouvé dans sa propre fille la femme qu'il n'espérait plus rencontrer : "une femme, un jour, à qui il pourrait tout dire, absolument tout. Tout ce qu'il pense, tout ce qu'il fait, tout ce qu'il est. Dire vraiment qui il est. Sans craindre la bêtise. Le jugement des imbéciles. Des médiocres ".

En somme, le contraire d'un imbécile. Pénétré, au demeurant, de sa certitude d'avoir raison, et de la valeur de ses raisons, ce qui le rend sans doute à peu près incapable de prendre quelque distance à l'égard de sa conduite et de percevoir, si peu que ce soit, ce qu'elle a de monstrueux et de destructeur pour sa fille. On sait, depuis longtemps, que les auteurs d'abus sexuels sur mineurs ne se recrutent pas préférentiellement dans les classes défavorisées mais qu'on les trouve aussi bien parmi les détenteurs des privilèges de l'argent, du savoir et de la culture.

Il semble à peu près certain que la fille admire son père, qu'il lui en impose, et qu'elle éprouve pour lui une affection et une confiance qu'on voudrait définir par le qualificatif le plus approprié : eh bien, filiales, pourquoi pas ? Va pour filiales. De fait, elles le sont.

C'est sur cette admiration et sur cette affection que son père va jouer pour transformer sa fille, sans aucun scrupule de conscience, en esclave sexuelle. Jouer avec elle, jouir d'elle. De jouir d'elle, il ne se prive pas, éjaculant à tout va dans sa bouche, son anus, entre ses seins. Il en prend pour des semaines : il la voit peu, n'est-ce pas, on comprend qu'il ait besoin de faire des réserves. La fille se prête aux exigences du père, apparemment docile, apparemment consentante, En tout cas, généralement silencieuse.

Car c'est lui qui parle. Pour lui indiquer les façons de faire. Pour vanter sa beauté (avec un luxe de détails dont une maîtresse amoureuse s'avouerait certainement comblée). Pour lui dire l'amour qu'il lui porte, la fascination qu'elle lui inspire , l'intelligence qu'il lui reconnaît (certes, au restaurant, la première chose qu'il fait, c'est d'ouvrir en grand sous son nez le dernier numéro du Monde, le quotidien des intellectuels, oubliant complètement sa présence, mais ça ne fait rien, elle est intelligente, elle peut comprendre). Pour lui dicter, aussi, les aveux de plaisir et d'amour qu'il attend d'elle, car les échanges érotiques les plus heureux, sont, chacun le sait, les échanges partagés. Cela donne, par exemple :

" Continue. C'est bien. Tu aimes Ne me réponds surtout pas. surtout ne dis rien. Fais-moi un signe, bouge la main si c'est oui. Si tu aimes tu agites la main. Tu lèves juste la main. Lève-la, s'il te plaît. Si tu aimes, lève-la. Tu aimes ? Tu la lèves là ? "

Ne me réponds surtout pas...

Ou encore :

" Il écarte les doigts à l'intérieur de son vagin, les referme, réaccélère. " Dis-moi "c'est bon". Il accélère. "Dis "c'est bon papa". Il pousse ses doigts, comme s'il ignorait la limite de ses propres phalanges, affole le rythme. "Dis-le. Dis-le s'il te plaît. Dis-le moi. Dis-le [...] " Dis-le. Dis "c'est bon papa.". " Elle le dit. " Humm. Oui. encore. Dis-le encore. S'il te plaît. Encore une fois ".

Et puis, surtout :

" Il lui dit "dis-moi "je t'aime " ". Elle le dit. Il lui dit " Redis-le, dis-le encore si tu veux bien c'est bon, c'est doux ". Elle le redit. Il regarde ses seins. Il lui dit qu'ils sont beaux, très  beaux. Il les soupèse. "

Le beurre et l'argent du beurre, en somme.

Il y a des coïncidences comme ça, il se trouve que, quand j'ai lu ces lignes, j'avais reçu, quelques jours avant, une nouvelle qui m'avait laissé dans un état de détresse et d'angoisse que j'ai eu du mal à surmonter, les premiers temps. Comme j'annonçais, au téléphone, la nouvelle à ma fille, elle m'a dit, comme ça, sans crier gare : "Je t'aime, papa". J'ai fondu en larmes, comme un con. Il faut dire que, chez nous, on ne se dit pas qu'on s'aime à tout bout de champ; question de pudeur; conviction que les actes comptent infiniment plus que les mots; je ne sais pas trop; mais quand on se le dit, ça prend du coup plus de force, ça vous secoue, des fois. Et puis en moi le sentiment, vieux sentiment, ancien, que je ne mérite pas qu'on m'aime. que je ne mérite pas que ma fille m'aime, que mes enfants m'aiment,  que ma femme m'aime. Non sum dignus. Après tout, je n'ai pas été un père ni un mari modèle, loin de là.

Je ne suis pas religieux, à moins que je ne le soie plus que ce que je crois, mais quand, dans Une semaine de vacances, j'ai lu ces lignes, elles m'ont glacé : elles  décrivent une manipulation sacrilège de l'amour de l'autre.

Le maître n'attend pas seulement en effet que son esclave lui rende scrupuleusement les services qu'il lui demande, il exige encore que l'esclave s'affirme contente de son sort, reconnaissante, qu'elle aime son maître.

Misérable père qui, pour sauver sa bonne conscience et assouvir son avidité, manipule avec cynisme le mot amour .

La fille, elle, voudrait que son père lui donne, lui aussi, une preuve de son amour :

"  Elle lui dit qu'elle aussi l'aime. Et qu'elle l'admire. Il lui répond qu'elle est gentille, qu'il l'admire aussi. Elle voudrait lui demander quelque chose. Elle lui dit que, comme preuve de cet amour qu'il a pour elle, elle voudrait que la prochaine fois, quand ils se verront, il ne se passe rien de physique, pas de gestes. Même, si c'était possible, dès le lendemain. Juste pour voir, pour savoir si c'est possible Pour savoir si des relation non physiques entre eux sont pour lui envisageables. Elle l'interroge du regard pour deviner s'il accepterait à continuer de la voir dans ce cas. Ou s'il préférerait cesser. "Bien sûr." Il dit que ce serait tout à fait possible. " Bien sûr voyons, on  fera exactement comme tu voudras, nos caresses sont une conséquence merveilleuse, mais pour moi ce n'est pas l'essentiel, ce n'est pas le plus important. Ce n'est pas ce qui compte. " Elle lui a déjà demandé la veille, elle n'osait pas lui redemander. Il promet. Il rit. L'assure que c'est sans difficulté. Elle lui demande pardon d'insister, de le lui avoir fait promettre, mais comme la dernière fois il avait déjà dit que ça ne se reproduirait pas, et que ça a lieu quand même.... Elle répète que c'est une preuve d'amour qu'elle lui demande.. Après lui avoir dit qu'il lui donne déjà beaucoup de preuves, il dit qu'il l'aime tant que la prochaine fois non seulement ils ne le feront pas, si elle y tient, mais que tout ce qu'ils feront sera décidé par elle [...] "

Promesse d'ivrogne. Gagner du temps, noyer le poisson, rassurer à peu de frais.

Mais ça va  finir par se gâter. Après une séance de sodomie, elle a une crise de larmes qui déclenche sa colère à lui : " Il lui dit d'arrêter. Le volume des pleurs augmente. Il lui dit de ne pas crier. Elle est en sanglots. "Moins fort". Il lui dit qu'elle est ridicule. Qu'avec ses gros sanglots on dirait ou toute une petite fille. " Stupide gamine qui contrecarre ses efforts pédagogiques dans le cadre d'une initiation  qui lui aurait pourtant été si utile pour sa vie sexuelle future. Le clash aura lieu un peu plus tard, quand elle lui raconte un rêve qu'elle a fait la nuit précédente. Nous ne saurons rien de ce rêve, mais aussitôt le père décide d'écourter le séjour, " Il lui dit qu'il est énervé qu'elle a été odieuse, qu'elle n'a aucun tact. Qu'elle dit des choses à la limite de l'incorrection. ". Il la flanque dans le train qui la ramène chez elle, après lui avoir acheté, tout de même son billet, mais il oublie l'argent de poche, comme il a oublié de fêter son anniversaire qui, justement, tombait cette semaine-là.  Puis disparaît. Elle reste assise sur le quai de la gare : " Les gens mangent un sandwich ou un fruit avant d'aller prendre leur train. Elle a faim, mais elle n'a pas d'argent. Heureusement qu'à ses pieds à elle a son sac de voyage qui est la seule chose familière de toute la gare. Elle le regarde. Et elle lui parle. "

Elle parle à son sac de voyage comme les petites filles parlent à leur nounours. Cela vaut mieux, certainement, que de parler à un adulte dont tous les mots sont piégés. C'est sans doute des confidences à son sac de voyage de cette jeune fille jetée sur ce quai de gare comme on jette quelqu'un à la rue qu'est née l'écrivain Christine Angot.

Chez le marchand de journaux,  à la première page du Monde, qui, quelques jours auparavant, avait annoncé la mort de Franco, " en grosses lettres noires, Espagne, l'extrême droite mobilise ses troupes ".


Ce livre est un grand livre, où l'écrivain atteint à une très haute maîtrise. Un livre exemplaire aussi, parce que, sans complaisance, ni indignation, ni émotion superflue, il dit avec courage comment les choses se passent. Il montre lucidement comment un adulte déploie cyniquement les éléments d'une stratégie de pouvoir pour soumettre à ses désirs son propre enfant, pour le manipuler et l'utiliser à sa guise. Un élément fondamental de cette stratégie consiste à utiliser en permanence un double langage, à pervertir les mots amour, tendresse, éducation, tout en tournant le dos aux valeurs qu'ils impliquent, à pervertir tous les gestes, toutes les caresses. Un monde du mensonge, du faux-semblant organisé. Une perversité totalisante et totalitaire. L'évocation de l'Espagne de Franco n'est pas là pour rien. L'entreprise du père a aussi un sens politique.

Ce criminel sexuel semble d'ailleurs partager  avec les grands criminels politiques, les hauts dignitaires du nazisme par exemple, un trait commun : la bonne conscience. Ce lucide portrait d'un salaud particulièrement retors, nuisible et mortifère, nous laisse devant l'énigme de l'obscène ingénuité du salaud : incapable de se reconnaître comme tel, pour des raisons qu'on devine mais qui, dans le texte, ne sont pas  explicitées, même si, peut-être, un discret travail de recombinaison romanesque , en rapprochant, notamment, des éléments  originellement répartis autrement dans la chronologie et dans l'espace,  permet de mieux en appréhender quelques unes; mais de ce qui s'est passé, le livre ne relate que ce que l'adolescente soumise et mystifiée en a perçu; témoignage discrètement  éclairé, au service de la vérité.

Il ne faut pas trop se laisser à rêver, mais on souhaiterait que toutes les mères fassent lire ce livre à leurs filles à l'aube de l'adolescence, pour les persuader que, contre de telles entreprises, une seule défense est efficace : le refus immédiat, et dès le premier soupçon. Chez Angot, on ne sait pas quand et comment ça a commencé. C'est un des points aveugles du livre. En tout cas, elle nous fait comprendre ce que c'est qu'un consentement forcé, un faux consentement, attentatoire à la liberté de l'être à qui il est insidieusement arraché.

Quant aux pères, ils devraient tous le lire aussi, car tous sont exposés à succomber à des dérives semblables à celles de ce père-là. Sexuellement, en chacun de nous sommeille un prédateur. L'avidité est parfois si forte que la considération de l'intérêt et de la liberté de l'autre ne pèse pas lourd. Je me suis demandé si j'aurais pu être un père tel que celui-là. Je pense qu'à certains moments de ma vie j'ai été menacé de le devenir. J'ai eu une fille, moi aussi, jolie et désirable, une adolescente qui m'aimait et m'admirait. Je crois que le respect sacré  de sa liberté, de son avenir me rendait de pareilles dérives impossibles, mais je me berce peut-être d'illusions. La tentation de l'inceste est, avec le bon sens, une des choses du monde les mieux partagées, entre lesquelles il est vital, pour soi et pour les autres, de choisir.

Or l'inceste, on le sait depuis  Oedipe, brouille les choix. Oedipe est à la fois époux et fils, frère et père. Le tabou de l'inceste répond à la nécessité d'établir qui est qui, quoi est quoi. L'entreprise incestueuse du père, dans Une semaine de vacances, brouille les frontières des choses en brouillant les frontières des mots qui les désignent : elle prétend infiltrer le désir amoureux dans l'amour paternel et filial ; elle travestit en consentement  ce qui est obéissance, soumission, résignation; elle appelle lien de confiance ce qui est rapport de domination et manipulation. Le livre de Christine Angot nous fait appréhender les dégâts terribles, souvent irréversibles, provoqués sur un enfant par une relation incestueuse initiée par son père.

"Je t'aime, papa ", m'a dit ma fille au téléphone : sincère et spontané, ce cadeau somptueux , ce diamant, aujourd'hui, soutient mon désir de vivre. Merci, ma fille chérie.


Additum -

Un mot de réponse au second commentaire de JC. Ces souffrances particulières, qui n'auraient "rien d'universel"  sont l'occasion de mettre en lumière des comportements et des dispositions psychiques qui, eux, le sont. Ce qui fait l'intérêt de ce livre de Christine Angot, c'est que, justement, à travers son expérience particulière, elle y propose l'analyse lucide du comportement du père ( et aussi de la relation de la fille à son père ). C'est pourquoi ce qui pourrait passer pour scabreux, voire "pornographique" (la longue litanie des entreprises sexuelles du père sur sa fille) est le seul moyen de faire affleurer la vérité des comportements, en dévoilant notamment les détours et les faux-semblants d'une stratégie de pouvoir, de domination et d'emprise. Christine Angot n'est pas la première, bien sûr, à mettre en lumière ce que l'apparente paix des familles cache souvent de peu reluisant. Il y a eu Gide, il y a eu Mauriac, sans parler d'Hervé Bazin. Tout le livre d'Angot est centré sur la question du sens des mots. Faire du mal aux mots, c'est faire du mal aux réalités qu'ils désignent, dit quelque part Platon. Pour parvenir à ses fins, le père, qui, bien entendu, se pose (en linguiste et traducteur qu'il est) en défenseur du vrai sens  des mots, ne cesse en réalité d'en détourner le sens ( "pervertir", c'est, étymologiquement "détourner" ). Que veulent dire et que désignent les mots "amour", "confiance", "consentement", "échange", "dialogue" ? Cette descente aux enfers du mensonge organisé est un hommage du vice à la vertu des mots, en restaurant en creux leur vrai sens  et les valeurs qu'il implique. La scène bouleversante de l'adolescente larguée sur son quai de gare, parlant à son sac de voyage est à elle seule emblématique de toute vocation littéraire : par delà le sinistre micmac des dialogues piégés, atteindre le vrai par une refondation du sens des mots. C'est  pourquoi aussi la réflexion de Christine Angot dépasse le cadre des relations familiales et privées, en rappelant la dimension politique de tout rapport à autrui. Ce serait un contresens que de réduire ce livre à la nième illustration des joies, elles-mêmes souvent perverses (on l'a vu avec le livre d'Edouard Louis) de l'autofiction. C'est un livre qui nous parle à tous, avec une lucidité, une dignité, une hauteur de vues (sans parler de l'éclat d'une écriture pleinement maîtrisée) qui forcent l'admiration. Je le dis avec d'autant plus de plaisir que je n'ai pas toujours été, loin de là, un admirateur inconditionnel des livres de Christine Angot.

Christine Angot,  Une semaine de vacances  ( Flammarion )










4 commentaires:

JC a dit…

Tout ça est sans aucun intérêt ....

JC a dit…

Ces récits à la Eddy Louis ou Christine Angot, et autres malheureux passibles du divan, ne sont que témoignages d'une souffrance qui n'a rien d'universel. Perte de temps de s'intéresser à ces règlements de comptes familiaux !.... On fouille la merde pour rien.

JC a dit…

Je confirme mon propos antérieur. Aucune lucidité à attendre de ces faits divers dignes du divan, racontés avec complaisance par des enfants martyrs. De la merde sans intérêt, pour le lecteur normal... ! Littérature de chiottes !

JC a dit…

En signe de paix : toutes les nouvelles du "Traducteur cleptomane" de Dezso Kostolanyi sont fabuleuses ...