jeudi 1 mai 2014

Vertus pédagogiques de la télévision, ou danger de trop la regarder le soir

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J'ai rêvé que, pendant que le pape François célébrait la messe de canonisation de ses deux ex, devant une innombrable foule d'empaffés ébaubis et fervents,  j'émergeais, carabine en bandoulière, du puits que j'avais creusé derrière le maître autel, juste à temps pour ne pas être éjecté à travers le dôme de Saint-Pierre par une colonne de pétrole en furie. Ensuite, je transformais la nef en piste de bowling, chamboulant les enfants de choeur transformés en quilles en leur balançant des vases sacrés. Je contraignais le pontife à proclamer urbi et orbi qu'il n'était qu'un faux prophète et que dieu était une illusion, avant de lui écraser la tête avec un morceau du baldaquin du Bernin. Puis je faisais dégager la place Saint-Pierre de cet entassement de bonnes soeurs, de séminaristes, de JMJ et d'andouilles par les suisses à coups de hallebarde et de canon afin de faire place nette pour commencer les forages. Le temps de me rebooster en me faisant injecter par mon médecin personnel un mélange de testostérone, d'EPO et de sels d'or, d'argent et de platine, j'invitais une ancienne maîtresse à faire une démonstration, sur le parvis, pour l'édification de ma femme et des foules (du moins ce qu'il en restait) de notre manière de faire l'amour. Puis je partais transformer le Colisée en réservoir à pétrole et aménager la Cloaca Maxima en pipeline à destination du Nouveau Mexique. Mais je sentais déjà que quelques chieurs christiano-écologico-démocrates se disposaient à mettre des bâtons dans les roues de ma logique entrepreneuriale. Gare à leur pomme, j'ai ce matin une pêche d'enfer.


There will be blood , film de Paul Thomas Anderson, avec Daniel Day-Lewis




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