mardi 14 octobre 2014

Humanisme numérique

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Il y a ceux qui se laissent pousser les ongles et il y a ceux qui se les rongent.

Ceux qui se laissent pousser les ongles s'en servent pour se récurer les endroits sales.

C'est dégoûtant.

Ceux qui se rongent les ongles ne se récurent pas les endroits sales.

C'est dégoûtant.

J'ai connu un humaniste numérique qui, tout en tapant  sur son clavier de la main droite les états d'âme que lui inspirait la lecture de La Princesse de Clèves sur son écran, se récurait en même temps l'oreille droite de l'auriculaire de sa main gauche qu'il  s'était laissé pousser,  puis se léchait le cerumen ainsi récupéré.

Un sacré numéro d'acrobate, dans son genre. Un humaniste aussi, mais du genre crade.

Du reste, doit-on considérer comme un authentique humaniste numérique un type qui tape sur son clavier de la main gauche les émois que lui susbite la lecture sur son écran de La Princesse de Clèves tout en dégustant à la pointe de l'auriculaire de sa main droite le cerumen tiède extrait de son conduit auriculaire gauche et déposé sous la corne de l'ongle dudit auriculaire par-dessus d'autres substances antérieurement extraites d'autres endroits sales et déposées sous ledit ongle ? J'ose prétendre que non.



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