dimanche 2 novembre 2014

Le raconteur d'histoires : 2/ " la Vie mode d'emploi ", de Georges Perec

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Un jour, sur ce blog, j'ai tenté d'énumérer et de décrire, avec un souci d'exhaustivité et de précision aussi poussé que possible , les objets entassés dans un savant (?) désordre sur un coin de mon bureau ( voir le billet : De l'entropie considérée comme un des beaux arts, daté du 31 juillet 2012 ).

Lisant La vie mode d'emploi, je me suis souvenu de ce billet, et, le relisant, j'ai été saisi de la ressemblance entre ma modeste entreprise et un aspect -- certainement essentiel -- du projet artistique de Georges Perec dans ce roman ( pardon, dans ces romans ).

J'ai dû acheter mon exemplaire de la Vie mode d'emploi un peu après la première publication du livre, au début des années 80. Je l'avais payé 119 francs TTC ; il me paraît oiseux d'essayer de calculer l'équivalent de cette somme en euros actuels, mais il me semble que, compte tenu de l'épaisseur du volume ( 699 pages dans l'édition Hachette, il manque une page pour atteindre le compte rond de 700, ce n'est peut-être pas tout-à-fait l'effet du hasard ), ce n'était pas très cher.

A ma confusion, je dois reconnaître qu'à l'époque, le livre ne m'avait pas emballé, m'avait même rapidement lassé, et que j'en avais abandonné la lecture au bout de quelques chapitres. Autant dire que je n'avais pas saisi du tout la  nature ni l'intérêt de l'entreprise de Perec dans cet ouvrage qui restera, sans doute, non seulement comme son chef-d'oeuvre, mais aussi comme une des plus  extraordinaires constructions romanesques de toute l'histoire de notre littérature.

Le livre aura donc dormi plus de trente ans dans ma bibliothèque, attendant patiemment son heure, l'occasion favorable qui m'inciterait à le rouvrir et à me laisser enfin prendre  par lui. Cette occasion favorable aura été la lecture du Voyage d'hiver et ses suites, dont j'ai parlé dans un précédent billet.

Un film de Jerry Lewis, The Ladies man ( Le Tombeur de ces dames ) expose un assez extraordinaire décor : il s'agit, non d'un immeuble dans sa totalité, comme chez Perec, mais d'un vaste appartement sur plusieurs niveaux, dont on peut voir tous les détails à la fois, puisque le mur de façade a été enlevé : c'est au fond le principe de la maison de poupée. Puis les personnages du film viennent occuper et animer ce décor. Je me suis étonné que Perec, dans un roman où les références à des films abondent, ne fasse aucune allusion à celui-là, qui date de 1961. Peut-être ne le connaissait-il pas, mais il est  vrai que sa démarche, dans La Vie mode d'emploi, est  sensiblement différente. L'idée d'enlever la façade de l'immeuble pour en décrire l'intérieur, on la rencontre en effet dans le livre, mais c'est celle du peintre Valène, qui a longtemps rêvé de réaliser un tableau fondé sur ce principe et décrivant l'immeuble et ses habitants ( lui-même en fait partie ). Mais Valène meurt avant d'avoir exécuté son projet :

" Il reposait sur son lit, tout habillé, placide et boursouflé, les mains croisées sur la poitrine. Une grande toile carrée de plus  de deux mètres de côté était posée à côté de la fenêtre, réduisant de moitié l'espace étroit de la chambre de bonne où il avait passé la plus grande partie de sa vie. La toile était pratiquement vierge : quelques traits au fusain, soigneusement tracés, la divisaient en carrés réguliers, esquisse d'un plan en coupe d'un immeuble qu'aucune figure, désormais, ne viendrait habiter ."

L'entreprise à  peine esquissée par Valène, le romancier, lui, l'aura , sinon totalement menée à bien (l'art n'épuise jamais  son objet, qu'il soit  réel ou imaginaire), du moins  poussée beaucoup plus loin, sans avoir besoin d'enlever le quatrième mur : si l'on cherchait à se convaincre de la supériorité de l'art des mots sur les arts plastiques, c'est à  La Vie mode d'emploi qu'il faudrait revenir. Jamais sans doute, même dans le roman réaliste et naturaliste, on n'aura poussé aussi loin l'exploitation des ressources d'évocation visuelle et concrète des mots, notamment des mots des langages techniques . Le roman tout entier célèbre la puissance magique, infiniment complexe, mystérieuse, qu'exercent les mots sur notre imaginaire. Mais il nous rappelle aussi que les mots sont la prise la plus efficace dont nous disposons pour  saisir le réel. L'un des personnages les plus attachants de La Vie mode d'emploi, celui que tous les autres résidents de l'immeuble appellent Cinoc, l'a bien compris : sa vie professionnelle a consisté à faire la chasse, pour le compte des éditeurs de dictionnaires, à tous les mots tombés en désuétude, désignant des objets eux-mêmes tombés en désuétude, des espèces animales ou végétales disparues. Mais depuis qu'il est à la retraite, il s'attache au contraire à retrouver tous ces mots que naguère on l'avait chargé d'effacer des dictionnaires : c'est que les mots portent le réel à l'existence; tuer les mots, c'est tuer les choses et les êtres qu'ils désignent; c'est les tuer une seconde fois, en quelque sorte. Les mots nous permettent de nous souvenir. Et le souvenir augmente -- toujours -- notre part  d'humanité. Nommer,  décrire,  raconter, c'est arracher ses proies à la mort, c'est faire reculer l'inhumain. Il n'est pas indifférent de savoir que l'homme qui a écrit ce livre est un rescapé de la Shoah , que sa mère est morte à Auschwitz. Disparue sans laisser de traces.

A la différence du peintre ou du photographe, presque exclusivement réduits à explorer la pellicule extérieure des choses, arrêtés qu'ils sont par le vernis des apparences, le romancier ne se refuse rien : il est à l'extérieur des choses, il est à l'intérieur, il enregistre l'apparence extérieure de ses personnages, il fouille leur conscience, il sait tout de leur histoire, de leurs histoires. Avec, en plus, une capacité à nous y faire croire qui est celle d'un illusionniste virtuose. Un romancier "omniscient", comme on disait naguère, Mais un romancier qui sait que l''imaginaire n'épuise jamais le réel, qu'il n'en est qu'un équivalent, approximatif, fragmentaire, toujours lacunaire, illusoire, fantomatique. A l'instar de Bartlebooth, personnage central ,emblématique, symbolique (autoportrait voilé du romancier Perec ?), le narrateur de la Vie mode d'emploi n'en  est pas moins un infatigable globe-trotter du monde imaginaire engendré par les mots.

Un monde imaginaire réduit à un immeuble bourgeois s'élevant sur une dizaine de niveaux (en comptant les caves et les chambres de bonnes), où résident, en 1975, une cinquantaine de personnes, en comptant la concierge, mais dont le narrateur suit le devenir depuis le début de sa construction, en 1875, soit sur un siècle. Un immeuble destiné, nous dit un passage du livre, à disparaître un jour (dans un siècle ? dans deux siècles), à être rasé, dans le cadre de quelque programme de rénovation urbaine, et dont le souvenir ne se perpétuera plus, alors, que par les traces écrites, graphiques, photographiques, enregistrées par ceux qui l'auront vu, y auront vécu, auront fréquenté ses habitants. Traces elles-mêmes fragiles, éphémères, destinées à s'effacer à leur tour, telles les aquarelles de Bartlebooth, à disparaître à jamais de la mémoire des hommes; traces qu'il importe donc de tenter au moins de préserver, peut-être parce que, comme disait l'autre, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile.

L'immeuble de la Vie mode d'emploi est sis au 11, rue Simon-Crubellier. J'ai connu jadis un Simon Crubellier. Il est possible que mon Simon Crubellier ait été l'ami de Georges Perec qui lui aurait rendu hommage en baptisant de son nom cette rue parisienne imaginaire. Dans le roman, on nous explique que Simon et Crubellier étaient en fait deux personnes distinctes, les anciens propriétaires des terrains sur lesquels l'immeuble a été construit. N'empêche, j'aimerais bien en avoir le coeur net. Cet immeuble de la rue Simon-Crubellier est à l'image de ceux, nombreux, qui s'alignaient (qui s'alignent encore) vers 1975 le long des rues des quartiers bourgeois. Image de. Microcosme dans le macrocosme.

Avec une minutie presque maniaque, un luxe de détails si poussé qu'il en devient fascinant, étrangement dérangeant, le narrateur s'emploie à  décrire, pièce après pièce, des caves aux chambres de bonnes, le contenu et l'aménagement des divers locaux, ainsi que la tenue vestimentaire et les attitudes de leurs occupants, saisis, immobilisés, comme dans un instantané photographique. On ne tarde pas à s'apercevoir que, parmi tous ces objets , deux catégories sont sur-représentées, omniprésentes, proliférantes : il s'agit des bibelots et des représentations  du monde que sont les tableaux et les photographies, objets que le narrateur considère et décrit avec une attention toute particulière. Les bibelots sont eux-mêmes très souvent des représentations (statuettes etc.) . Certes, le romancier des Choses saisit là l'occasion de pointer un certain conformisme du goût, une sorte de goût moyen commun à la  majorité des habitants de cet immeuble bourgeois. D'où, pour le lecteur, l'impression d'une certaine:monotonie de la narration : tous les chapitres, ou presque, débutent par une séquence descriptive contenant des informations très similaires. Mais cette monotonie renvoie à autre chose qu'à une  observation sociologique. Elle dévoile une obsession partagée par presque tous les habitants de l'immeuble, une obsession qui est, au fond, celle aussi  du narrateur-romancier : s'entourer de multiples représentations du monde réel, sous diverses formes. Pourquoi ce désir obsessionnel ? C'est une autre affaire. Représentations qui obéissent toutes à deux principes : la réduction et la simplification.

La Vie mode d'emploi.... Qu'est-ce qu'un mode d'emploi ? C'est la description simplifiée du fonctionnement d'un objet complexe . Or ,  un motif  omniprésent dans ce roman est celui du modèle réduit. On ne s'étonnera pas de découvrir dans une des caves de l'immeuble  une maison de poupée, et l'image de ce jouet s'impose à l'esprit de Valène songeant à peindre l'intérieur de l'immeuble en enlevant le quatrième mur. Parmi les diverses formes de représentation du réel dont s'entourent les résidents , une revient très souvent : la miniature; l'artiste y a peint diverses scènes, avec une minutie toute semblable à celle du narrateur qui  les décrit . Minutie extraordinaire, virtuose, mais toujours insuffisante, toujours en défaut, parce que toujours simplificatrice en  dépit de son obsession du détail : l'art ne peut jamais offrir qu'une approximation du réel. Mais ce recours au modèle réduit, tout approximatif qu'il est, nous aide à appréhender le réel et à le penser.

Bartlebooth : le nom de ce personnage-clé est manifestement né de la rencontre du Barnabooth de Valéry Larbaud et du Bartleby de Melville. Du premier, il a hérité la richesse qui lui permet de donner à son existence le sens qu'il entend lui donner, et l'habitude des voyages aux quatre coins du monde. Quant au personnage de Melville, il semble avoir communiqué à celui de Perec son désenchantement et la conviction intime de  de la vanité de toute entreprise humaine.

Très tôt, Bartlebooth a tracé le programme selon lequel il a décidé d'organiser sa vie. Premier temps : apprendre la technique de l'aquarelle, auprès du peintre Valène. Peu doué pour cet art, il lui faudra plusieurs années pour devenir un aquarelliste potable. Deuxième temps : parcourir le monde, accompagné de son valet de chambre, Smautf, afin de peindre cinq cents aquarelles (pas une de plus, pas une de moins) représentant cinq cents ports disséminés à travers le monde. Pourquoi des ports plutôt que, par exemple, des monuments ? ou des montagnes ? ou des lacs ? Les raisons de ce choix restent obscures. mais après tout, il ne manque pas, dans l'histoire de la peinture, de ces peintres de genre, spécialisés dans un certain type de représentation, les marines par exemple : un des modèles de Bartlebooth, c'est peut-être le peintre français Claude-Joseph Vernet, à qui Louis XV commanda 24 tableaux représentant 24 ports de France. Mais Vernet n'a jamais pris l'étrange décision, prise par Bartlbooth, d'expédier chacune de ces 500 aquarelles à un artisan , Gaspard Winckler, l'un des résidents (comme Bartlebooth lui-même) de l'immeuble de la rue Simon-Crubellier) , avec mission de les transformer en autant de puzzles de sept cent cinquante pièces chacune. Les cinq cents aquarelles une fois réalisées et transformées en puzzles, Bartlebooth rentrera à Paris et s'emploiera à les reconstituer, en tâchant de se jouer des pièges subtils à lui tendus par Winckler. C'est là le troisième temps de son programme. Le quatrième et dernier temps consistera, une fois les aquarelles reconstituées, à s'en aller les immerger dans les eaux du port où elles ont été conçues, afin de retrouver, vierge de toute trace de couleurs, la feuille de papier Whatman qui avait servi à les réaliser.

Cet étrange programme, auquel Barlebooth va effectivement consacrer sa vie, le lecteur intrigué lui donne le sens qu'il veut. Pour moi, j'y verrais volontiers une correspondance avec quatre âges de la vie, et particulièrement d'une vie d'artiste :

1/ l'âge de l'apprentissage;

2/ l'âge de la découverte du monde et de la réalisation des oeuvres  -- je songe à Turner, peintre de marines et aquarelliste, qui parcourut l'Angleterre, l'Ecosse, la  France, les Pays-Bas,  la Suisse et l'Italie, avant de se retirer, de plus en plus solitaire et taciturne, et de vivre ses dernières années sous le pseudonyme de... Mr. Booth !  Le texte de La Vie mode d'emploi évoque une seule fois Turner, mais d'une façon significative, à propos d'une toile du peintre Hutting, un autre des résidents de l'immeuble :

" De loin, l'oeuvre ressemble curieusement à une aquarelle de Turner, Harbour near Tintagel , qu'à plusieurs reprises, à l'époque où il lui donnait des leçons, Valène montra à Bartlebooth comme l'exemple le plus accompli de ce qu'on peut faire en aquarelle, et dont l'Anglais alla faire sur place, en Cornouailles, une exacte copie. "

3 / l'âge du retour sur soi et sur son parcours, l'âge de la remémoration, l'âge du travail de mémoire : sera-t-elle capable, à des années de distance, de refaire exactement le trajet qui fut alors celui du regard, de l'esprit et de la main ? C'est la raison d'être des puzzles de Winckler. Ils sont autant de défis lancés à la mémoire de Bartlebooth., à sa capacité de ressusciter le passé.

4/ l'âge du renoncement, de la prise de conscience de l'insuffisance du résultat, de la vanité de l'entreprise : c'est Kafka demandant à son ami Max Brod de brûler ses manuscrits après sa mort...

Mais Bartlebooth n'arrivera pas au terme de son entreprise. Sa santé décline, il perd progressivement la vue; il a de plus en plus de mal à résoudre les énigmes des puzzles savamment découpés par Winckler. Après la mort de celui-ci, Bartlebooth continue seul  la partie d'échecs , mais :

" C'est le vingt-trois juin mille neuf cent soixante quinze et il va être huit heures du soir . Assis devant son puzzle, Bartlebooth vient de mourir. Sur le drap de la table, quelque part dans le ciel crépusculaire du quatre cent trente neuvième puzzle, le trou noir de la seule pièce non encore posée dessine la silhouette presque parfaite d'un X. Mais la pièce que le mort tient entre ses doigts a la forme, depuis longtemps prévisible dans son ironie même, d'un W . " (1)

W comme Winckler. Echec et mat.

A la mort de Bartlebooth, il reste donc soixante et une aquarelles à reconstituer. Qui y parviendra ? Y aura-t-il seulement quelqu'un pour désirer y parvenir ?

Pour l'artiste, donner dans une oeuvre d'art un équivalent de la vie est un puzzle à jamais impossible à  reconstituer entièrement.  Pour l'homme en quête de la vérité de son passé, son entreprise s'apparente aussi à un puzzle auquel manqueront toujours des pièces.

Mais Perec n'est pas Bartlebooth. Lui est allé jusqu'au bout de La Vie mode d'emploi , jusqu'au bout de la réalisation de son puzzle. Il aurait pu  en aller autrement. Le livre aurait pu rester inachevé, et la main de l'écrivain rester à jamais en suspens comme celle de Bartlebooth. Perec est mort, en effet, d'un cancer des bronches, quatre ans à peine après la publication du livre, dont l'épigraphe, empruntée au Michel Strogoff de Jules Verne  -- Regarde de tous tes yeux, regarde -- revêt une signification tragique : regarde pendant qu'il en est encore temps, regarde ce que, bientôt, tu ne verras  plus jamais, regarde avant que la mort ne t'aveugle, pour l'éternité. Et puis, fixe, dans un texte, dans une oeuvre, le mieux que tu pourras, ce que tu auras vu et compris. Et, à Dieu vat !...

Dans La Vie mode d'emploi, Perec fait une éblouissante démonstration de ses dons d'inventeur et de raconteur d'histoires. La table des matières regroupe d'ailleurs un certain nombre de ces histoires (une centaine) qui semblent ne concerner que des personnages n'habitant  pas (ou n'ayant pas habité) au 11, rue Simon-Crubellier. Rien ne dit que cette liste soit exhaustive. Mais le livre raconte bien d'autres histoires qui sont celles des habitants de l'immeuble. Histoires souvent teintées d'un humour noir féroce, ou d'une irrésistible drôlerie. Toutes ces histoires, qui tiennent en quelques pages, parfois en quelques lignes, parfois emboîtées, sont ces romans qu'annonce le sous-titre du livre. En fait, ce sont des romans en réduction, des mini-romans, des modèles réduits de romans, et cet aspect essentiel du livre n'échappe donc pas à la règle de la miniaturisation qui le régit tout entier. Le titre aurait pu être Roman mode d'emploi . Il faudrait relire attentivement chacune de ces histoires pour voir comment l'auteur y expose les procédés favoris de tel  ou tel type de roman (roman policier, roman d'aventures etc.). On n'épuise pas en une lecture la richesse et le sens d'une oeuvre dont un monumental index de près de soixante-dix pages énumère les personnages, les lieux, les artistes, les oeuvres d'art,  imaginaires ou réels, qui s'y trouvent évoqués.

Le tout en quatre-vingt dix neuf chapitres, numérotés en chiffres romains. Le livre est dédié à la mémoire de Raymond Queneau, dont les Exercices de style comportent eux aussi quatre-vingt dix neuf variations, comme si l'auteur avait voulu laisser au lecteur le soin de tenter d'écrire  la centième. Mais, si cette  ressemblance signale un hommage aux Exercices de style, c'est un hommage espiègle, car le livre se clôt par un épilogue (non numéroté) et contient même un chapitre fantôme (non numéroté) intitulé Histoire du bourrelier, de sa soeur et de son beau-frère .


Note 1 -

Ce W m'intrigue. Il m'évoque en effet le titre d'un autre livre de Perec,  W ou le souvenir d'enfance (1975) . Un personnage nommé déjà Gaspard Winckler y apparaît. Gaspard Wincker, l'homme aux puzzles diaboliques. Livre que je n'ai pas lu. Pas encore .



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