vendredi 9 janvier 2015

Pas de droits de l'homme pour les ennemis des droits de l'homme ?

1193 -


La publication de Soumission, le dernier roman de Michel  Houellebecq, est d'autant plus opportune, dans le contexte actuel, que ce livre est une incitation à le prolonger en faisant, nous aussi, fonctionner notre imagination . Cela n'implique pas obligatoirement qu'on le lise : la presse en a publié suffisamment de comptes-rendus précis pour qu'on s'en fasse une idée exacte. Il est clair, en tout cas, que ce roman de politique-fiction combine quelques perspectives envisageables mais en exclut une multitude d'autres. Par exemple, plus d'un se demande actuellement quelles réponses efficaces on peut donner à la question : comment aider les Musulmans de France à éviter d'être confondus avec une toute petite minorité d'entre eux, fanatiquement hostiles à des valeurs (liberté de la presse notamment) qui fondent notre conception du vivre-ensemble et du politique ? Il est clair qu'on va très vite se heurter à des apories engendrées par ces valeurs elles-mêmes (respect des "droits de l'homme" etc.).  Tout le monde sait que nos services de police et de sécurité disposent potentiellement des  moyens drastiques de mettre définitivement hors d'état de nuire la plupart de ces individus dangereux. Mais l'état actuel de notre législation les empêche de les mettre en oeuvre. C'est ainsi qu'on voit reparaître dans diverses localités de notre pays des individus partis faire le djihad en Syrie . Qu'ils rentrent, soit, doivent penser nombre de nos concitoyens sensés, mais alors, exclusivement les pieds devant.

Les moyens propres à mettre de tels individus hors d'état de nuire sont -- diront des âmes trop peu compatissantes -- pourtant connus et éprouvés de longue date : la torture, appliquée de façon systématique et raffinée, non seulement à ces individus eux-mêmes, mais (éventuellement) à leurs familles, amis et divers complices , à la façon de ce qui se fit à l'époque en Argentine et au Chili ; la liquidation sans traces des individus traités. Les exécutants ne seraient évidemment pas des policiers ni des militaires mais les membres de milices paramilitaires secrètes, discrètement alimentées en informations, pilotées et couvertes dans leurs actions, par les services officiels eux-mêmes et par les responsables gouvernementaux, selon des modalités subtiles, à déterminer. On pourrait imaginer, par exemple, que lesdites milices s'introduisent dans les prisons pour en extraire les individus à traiter ou pour les liquider discrètement sur place. Ces actions seraient certainement approuvées par la majorité de la population, qui a certainement d'autres chats à fouetter que de chercher à savoir dans quelle poubelle sont passés Mohammed Benne Basculante, récemment revenu de Syrie, et les membres de sa famille, bébés compris.

Si j'avais eu à écrire le roman de Houellebecq à ma façon, j'aurais imaginé quelques scènes assez réjouissantes fondées sur des principes simples. On sait que les assassins des journalistes de Charlie Hebdo ne sont pas de vrais musulmans, puisqu'ils caricaturent par leurs actes une religion de paix, de tolérance et d'amour. C'est ainsi, d'ailleurs, que la plupart des musulmans de France et des imams responsables du culte les voient et les présentent. Ce sont donc des apostats, des renégats, des ennemis du Prophète, d'autant plus dangereux qu'ils se présentent comme ses défenseurs. Les pires châtiments leur sont donc applicables. On sait d'autre part dans quelles difficultés se débat la filière du cochon bretonne. J'ai imaginé,  dans le cadre d'une fiction à la Houellebecq, une procédure qui relancerait l'élevage du cochon tout en éliminant ces imposteurs que sont nos djihadistes : il s'agirait de créer des fermes expérimentales où on les ferait bouffer vivants par des cochons anthropophages. sous les yeux de leurs camarades et complices évidemment, ce qui permettrait sans doute d'obtenir des abjurations spectaculaires et des renseignements précieux. On imagine aisément, en effet, la tête que ferait un islamiste à l'idée de finir dans les excréments d'un cochon. Ce serait psychologiquement dur, très dur. La chose se passerait dans des sortes de corrals; on pourrait prévoir une fanfare. Olé !

Je rappelle qu'il ne s'agit là que d'une scène imaginaire empruntée à un roman de socio-fiction encore à écrire. D'aucuns trouveront sans doute qu'il lui manque l'humour qui donne tout leur sel aux narrations houellebecquiennes. mais je suis sûr que, dûment cornaqué et conseillé par l'auteur de Soumission, j'en tirerais une évocation irrésistible de drôlerie. On rappellera aux âmes sensibles que les méthodes que j'évoque ici, et quelques autres, ont permis à ces bienfaiteurs du monde arabe que furent Saddam Hussein et Muammar Kadhafi de préserver leur pays de la peste islamiste. Grâces leur en soient rendues, ainsi qu'à la famille Assad, bien entendu. Quant à nos actuels dirigeants, je doute qu'ils en soient capables. Il faut, dans les cas d'urgence, avoir les couilles de se donner les moyens de ses fins.

Si on laisse de côté l'humour douteux de certaines des remarques précédentes, il me paraît bon de rappeler quelques faits :

-- la population musulmane en France est estimée à un peu moins de 5 millions de personnes, soit entre 7% et 8% de la population totale. On est donc loin de l' "invasion" décrite par certains publicistes de droite ou d'extrême droite.

-- il n'existe pas de "communauté musulmane" en France. Les Musulmans de France ont des façons de pratiquer (ou de ne pas pratiquer) leur religion largement aussi diverses que celles des Chrétiens, par exemple. Il existe des Musulmans pratiquants qui se revendiquent comme tels et des gens qui se considèrent simplement comme "de tradition musulmane" (ce sont souvent des athées de fait).

-- La grande majorité des Musulmans de France sont bien intégrés, en tant que citoyens français, et leurs conditions de vie ne diffèrent pratiquement en rien de celle des autres Français. Beaucoup d'entre eux sont des agents de l'Etat (policiers, enseignants, militaires, personnels hospitaliers etc.).

Il n'existe donc dans notre pays aucun risque de "guerre civile", contrairement à ce que prétendent un certain nombre de personnages qui s'agitent dans les médias pour en entretenir la crainte et en désigner, par avance, les responsables : les Musulmans. Ces nuisibles ont nom Alain Finkielkraut, Eric Zemmour, Renaud Camus, Richard Millet, pour les plus connus. Ils sont les fourriers d'une propagande qui fait le lit du Front National. Le nauséabond Eric Zemmour est allé jusqu'à envisager sérieusement la déportation, ou l'expulsion, de la population musulmane de France. Qu'une telle proposition  émane d'un Juif la rend encore plus scandaleuse ! Le cas de Michel Houellebecq, romancier, et non essayiste comme les précédents, est plus ambigu, mais il semble assez clair qu'il surfe sur la thématique favorite des précédents. Dans un numéro récent du Monde des livres, Jean Birnbaum , qui n'apprécie pas ce dernier roman de Houellebecq, pense que son auteur est démangé par l'envie de passer du roman à l'essai, passage qui présenterait l'avantage, pour son lecteur,  d'éviter de se demander si c'est du lard ou du cochon (Houellebecq est d'ailleurs depuis longtemps un spécialiste du brouillage de pistes).

La France n'affronte aujourd'hui aucun risque de guerre civile. Elle affronte, en revanche, les dangers redoutables du terrorisme djihadiste. Les exécutants en sont des gens nés en France, de nationalité française, mais qui,  en reniant les valeurs qui fondent notre démocratie, ont renoncé de fait à être nos compatriotes. Encore une fois, ils ne sont qu'une infime minorité et sont donc, en théorie, faciles à  combattre. Mais il est clair que le respect, dans leur cas, des règles qui protègent les citoyens français (droits de l'homme, droit à une défense équitable, présomption d'innocence, prohibition de la torture, des exécutions extra-judiciaires etc.) amoindrit considérablement l'efficacité de nos moyens de défense. Si  ces protections avaient été levées à temps dans leur cas, les trois assassins de journalistes, de policiers et de simples citoyens n'auraient jamais pu passer à l'action : ils auraient été définitivement éliminés bien avant, eux et leurs complices, dont un bon nombre, apparemment, court toujours. IL est insensé que la dénommée Hayat Boumeddiene, l'épouse du terroriste Coulibaly, ait pu s'envoler sans encombre le 2 janvier pour la Turquie, d'où elle a rejoint la Syrie. Alors qu'un traitement adéquat (mise à poil, viol collectif, et impression sur les miches -- les siennes et celles du mari -- de tatouages indélébiles de caricatures de Mahomet ), en présence de son époux et de leurs autres complices, ainsi que d'une douzaine d'exécutants hilares, aurait certainement permis d'obtenir de précieux renseignements et d'éviter le carnage du 7 janvier. Bien entendu, le programme des sévices devrait être modulé selon la personnalité, le sexe et la dangerosité de l'individu à traiter : par exemple, dans le cas de Hayat Boumeddiene, on aurait pu ajouter : lacérations du visage à la pointe du couteau, simulations de noyade, séances de fouet, arrachage des tétons à l'aide de tenailles etc. etc.

Pas de droits de l'homme pour les ennemis des droits de l'homme ? C'est une hypothèse envisageable, avec toutes ses conséquences, dans l'univers de la politique fiction, où  un Georges Orwell s'illustra bien avant notre Houellebecq national.

On me dira que tout finit par se savoir et que la révélation de pareilles méthodes ne tarderait pas à déclencher un séisme politique de grande magnitude. Mais je ne suis pas sûr que tout finisse par se savoir : et mes cochons ?
)



1 commentaire:

Anonyme a dit…

Help ,svp ,d'où est extraite la magnifique illu ,à la fin du billet du 11 déc 2013 -le marchand de Venise ? merci