vendredi 3 avril 2015

Un jeu télévisé d'avenir

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Je regarde souvent, avec plaisir je l'avoue, le jeu télévisé de Nagui, N'oubliez pas les paroles . Ambiance joyeuse , musiciens excellents. Je me demande cependant ce que coûte à France-Télévision cette émission qui nécessite le concours de nombreux professionnels, sans compter le cachet de l'animateur.  On doit atteindre une somme rondelette.

Or il se trouve que je suis l'inventeur d'un jeu télévisé poético-musical, fondé sur un principe très simple, susceptible de remplacer le jeu de Nagui, à moindres frais. Soucieux de ne pas aggraver le gaspillage des deniers publics ni de creuser davantage le déficit de France-Télévision, j'irais même jusqu'à me contenter d'un cachet (relativement) modique, à négocier.

Je l'ai dit, le principe de mon jeu est très simple : il s'agit de soumettre aux candidats le texte d'un poème (de préférence mis en musique, façon Duparc ou Léo Ferré) dont certains mots seraient effacés et qu'ils devraient restituer. Un signal sonore, un Tut ! par exemple, avertirait de la présence (si j'ose dire) du mot manquant.

Voici, sur un exemple simple, ce que cela pourrait donner :

" La  Tut ! à papa que l'on croyait perdue
C'était maman qui l'avait dans le  Tut ! "

Ou encore :

" Les Tuût!  de mon grand-père
Sont pendues dans l'escalier
Et ma grand-mère
Se désespère
De les voir se dessécher.

C'est la plus belle paire
De toutes les  Tut ! du quartier
On peut les voir, les admirer,
tous les ans au 14 juillet."

On est là au niveau de l'initiation basique, dirais-je. Mais on peut imaginer beaucoup plus compliqué. Par exemple :

" Près d'un couvent d'jeunes filles
Le cordonnier Pamphile
Etablit domicile
Et bien il s'en trouva.

Ah ah, ah ah,
Et bien il s'en trouva,
Ah ah, ah ah,
Et bien il s'en trouva.

Car la gent monastique
Jetait dans sa boutique
Les trognons et les chiques,
Restes de ses repas.

Ah ah, ah ah,
Restes de ses repas,
Ah ah, ah ah,
Restes de ses repas.

Un jour la soeur Javotte
S'asticotait la  Tuût !
Avec une carotte
Grosse comme le bras.

Ah ah, ah ah,
Grosse comme le bras,
Ah ah, ah ah,
Grosse comme le bras.

Elle s'astique la Tuûût !
Se br..  Tuût ! la  Tuûût !
Mais, quelque effort qu'elle fasse,
Le  Tuût ! ne vient pas.

Ah ah, ah ah,
Le Tuût ne vient pas,
Ah ah, ah ah,
Le Tuût ne vient pas.

Mais comme tout a un terme,
Comme quand jaillit le  Tuût !
Le  Tut ! s'ouvre et se ferme,
Enfin elle dé.. Tuût !

Ah ah, ah ah,
Enfin elle dé..Tuût !
Ah ah, ah ah,
Enfin elle dé..Tuût !

Alors toute contente
Elle retire de sa  Tuût !
La carotte écumante
Et loin elle la jeta.

Ah ah, ah ah,
Et loin elle la jeta,
Ah ah, ah ah,
Et loin elle la jeta.

Par un hasard comique
La carotte impudique
Tomba dans la boutique
Du cordonnier d'en bas.

Ah ah, ah ah,
Du cordonnier d'en bas,
Ah ah, ah ah,
Du cordonnier d'en bas.

Ah! fit-il, quelle chance,
C'est aujourd'hui dimanche,
Elle est à la sauce blanche,
Et, couic, il l'avala.

Ah ah, ah ah,
Et , couic, il l'avala,
Ah ah, ah ah,
Et, couic, il l'avala.

Cré nom, dit-il, Fifine,
Cette carotte sent  l'  Tuûût !
Elle a servi de  Tuût !
Et il la dégueula.

Ah ah, ah ah,
Et il la dégueula,
Ah ah, ah ah,
Et il la dégueula."


Outre ses incontestables potentialités télévisuelles et radiophoniques, mon jeu pourrait déboucher sur des applications pédagogiques destinées à aider nos jeunes élèves à mémoriser les plus beaux poèmes écrits dans notre belle langue frantsouèze.






1 commentaire:

Sergio a dit…

Oui mais il faut des carottes, aussi ! Puis est-ce que ça peut resservir, au moins ?