dimanche 16 août 2015

L'Assomption des cons

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Selon l'Encyclopédie en ligne Wikipedia, "l'Assomption de Marie est l'événement au cours duquel la Vierge Marie, mère de Jésus, au terme de sa vie terrestre, serait entrée directement dans la Gloire du Ciel, âme et corps, sans connaître la corruption physique qui suit la mort".

Il va sans dire que, de la réalité de cet "événement", ne subsiste aucun témoignage ni aucune relation écrite. Il s'agit manifestement de vagues croyances populaires, auxquelles font écho des écrivains chrétiens seulement à partir de la fin du IVe siècle, et encore, avec beaucoup de prudence. Ce n'est qu'en 1950 que le Vatican finira par se résoudre à ériger ces croyances en dogme. Depuis, la fête de l'Assomption est une des principales fêtes catholiques.

Il faut être vraiment très con pour croire, comme le font tant de catholiques aujourd'hui, à de pareilles billevesées. Il faut dire que le catholique autoproclamé n'en est pas à un délire près : résurrection de Jésus, virginité de sa môman, Sainte-Trinité etc.

Il y a dans tout croyant, fût-il par ailleurs capable de performances intellectuelles remarquables, un incurable fond de connerie, de quelque religion qu'il se réclame. Pour  croire en Dieu et à ses pompes, qu'on soit chrétien, musulman ou juif, il faut vraiment, quelque part, être très très très con. Toute croyance religieuse est en effet un relent du fond de connerie paléo-anthropique hérité de nos premiers ancêtres. Le plus  drôle est que les théologies les plus subtiles ( Saint-Augustin n'était pas le roi des cons, tout de même, ni même Mahomet ) aient pour fonction de conférer un semblant de dignité aux plus ineptes manifestations de crédulité humanoïde.

Mais enfin, tant  que ces enfoirés gardent leurs salades pour eux sans exiger que d'autres les partagent, perso, ça ne me gêne pas. Et puis, c'est leur façon à eux, en attendant que Nature les retire du nombre des vivants, d'éviter de regarder en face l'irrémédiable solitude, l'irrémédiable absence de sens, l'irrémédiable mort. J'éprouve pour ces gens-là un mépris définitif,  amusé, mais tempéré d'un peu de pitié. Pauvres gens, après tout, englués dans leurs superstitions imbéciles et leurs espérances en toc. Malheureusement, beaucoup d'entre eux voudraient que leurs délires marquent de leur empreinte  les institutions politiques et les moeurs. Tenons-nous donc prêts à leur rentrer dans le lard, à la moindre alerte.

Avouons que si tous ces empaffés se donnaient le mot pour nous planter là et entrer directement tous ensemble, la main dans la main, âme et corps, dans la Gloire du Ciel, on se sentirait plus à l'aise sur cette terre. Malheureusement, ce n'est pas demain la veille. C'est que la plupart d'entre eux, de temps en temps, ne songent pas sans horreur à la gueule qu'ils feraient si Dieu leur faisait la plaisanterie de s'absenter le jour du Jugement dernier (j'emprunte cette vanne à Vautrin dans Le Père Goriot) Alors, tant qu'à faire, autant rester ici-bas à se ménager sournoisement un très hypothétique avenir post mortem en s'astreignant à nous faire chier de leur vivant avec leur prêchi-prêcha à la con.


Lucrèce, De Natura rerum  (édition bilingue, GF)


( Posté par : John Brown, avatar eugènique  inspiré )

Bonne fête Paulette

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