jeudi 21 avril 2016

Erotisme à la japonaise

Une onde faite femme


D'après mes informations, cette photo illustrerait une récente édition japonaise d'Histoire d'O. La scène est dérivée des représentations traditionnelles du bunraku. Le visage est celui d'un personnage pris dans une manière de carcan ; il est incarné par un acteur masculin portant  masque féminin et perruque ; les yeux sont évidemment  ceux de l'acteur.

Derrière la cloison, l'acteur est sodomisé par douze lutteurs de sumo se relayant à tour de rôle. Contrairement aux carcans habituels, on n'a pas prévu de trous pour les mains. Celles de l'acteur sont en effet fort occupées à masturber deux autres partenaires/tortionnaires, un à gauche, un à droite.

Il existerait une version vidéo de la même scène, avec bruitages divers (couinements, exclamations en japonais -- sous-titrées --, râles etc. ). Dans cette version, les yeux roulent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.

Comme toujours dans le bunraku, des musiciens, installés sur des estrades de part et d'autre de la scène principale commentent et illustrent l'action en braillant un  texte inintelligible mais suggestif tout en tapant sur des genres de casseroles et en soufflant dans des genres de tuyaux. Olivier Messiaen se serait inspiré de cette musique très connue des initiés pour son  François d'Assise, opéra où les penchants pédophiles du saint sont assez explicitement évoqués. Au Japon, la scène photographiée ci-dessus porte d'ailleurs pour titre : Les plaisirs de Saint François-Xavier.


Sur le bunraku, on lira avec profit :

 Roland Barthes ,   L'empire des signes    ( Flammarion )


Source de l'image : Maître Tassoupline-Patchouline


Additum  -  Bunraku, ça sonne tout de même drôlement.


( Posté par : Momus , avatar eugènique épisodique )

Aucun commentaire: