mardi 24 mai 2016

Préférer le cégétiste saignant ?

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...le cégétiste et, bien entendu le militant d'extrême gauche ( et, encore mieux entendu, d'ultra-gauche ),  ingrédients basiques de ces groupes qui foutent le boxon à la fin des meetings de Nuit debout et se font une spécialité des agressions de flics. Toujours plus nombreux sont les citoyens de ce pays qui pensent que ces gens-là, qui défient l'ordre public, se moquent des lois et s'ingénient maintenant à paralyser l'activité du pays et à perturber la vie quotidienne de millions de gens en bloquant les dépôts de carburant, empêchant la circulation normale des trains, et maintenant le ramassage des ordures, sont des fumiers, des traîtres et doivent être châtiés comme tels.

Toujours plus nombreux sont ceux qui disent qu'ils ont suffisamment vu à la télévision les gueules de cette racaille pour ne pas se sentir de la même espèce qu'elle et pour souhaiter contre elle une répression impitoyable : gueules de boeufs avinés côté CGT, gueules de petites merdes arrogantes du côté des loubards d'extrême gauche. Ces gens-là, ils ne les considèrent ni comme leurs concitoyens ni comme leurs compatriotes. Chers CRS, supplient-ils, rentrez-leur dans le lard, et bien à fond, et, le jour venu, tirez dans le tas. A balles réelles. Bravo et merci d'avance.

Mais ils savent que, pour que l'action de la police soit efficace, encore faut-il qu'elle dispose du matériel adéquat et reçoive de ses supérieurs les ordres efficaces. On est loin du compte.

L'impuissance du pouvoir en place à recadrer ces nuisibles ganaches leur paraît en effet sidérante. Ils l'interprètent comme le produit d'un  attentisme engendré lui-même par de sordides calculs. Messieurs les manifestants, tirez donc les premiers, qu'on ne nous impute pas le premier mort. Et puis, ces gens ont beau nous foutre des bâtons dans les roues, ils sont de gauche tout de même. Efforçons-nous de ne pas nous aliéner le populo de gogôche, car si ça continue comme ça, aux présidentielles de l'an prochain, le Flanby ne pourra plus compter que sur une seule voix : la sienne.

Les mêmes citoyens, toujours plus nombreux, craignent que ces scrupules nauséabonds et ces lâchetés au jour le jour ne soient en train de générer un climat délétère annonciateur de guerre civile. Mais, à leurs yeux, les premiers fauteurs de guerre civile sont les cégétistes et les salopards d'extrême gauche, qu'il faudra, le jour venu,  traiter comme tels, et sans pitié. Ces citoyens exaspérés aimeraient bien se voir confier ce travail de mise au pas des agents de l'anti-France, au sein de milices convenablement entraînées, organisées et équipées pour l'action, en liaison étroite avec la police et l'armée, court-circuitant, par des méthodes appropriées, les dispositions prises par le pouvoir en place, jugées par eux scélérates, et les arrêts d'une justice  secrètement acquise, selon eux, à la cause des factieux.

Ils appellent de leurs voeux la mise en oeuvre de techniques de répression non conventionnelles (et non constitutionnelles), à leurs yeux les plus efficaces, et de loin. Ils puisent dans l'histoire, relativement récente, de pays comme le Chili et l'Argentine  des précédents utiles et des recettes techniques.

Un de leurs groupes, déjà constitué et sur le point de passer à l'action, envisage, par exemple, l'enlèvement, dans toute la France, d'une centaine d'enfants de militants cégétistes. Il s'agirait de les exécuter successivement, tant que la CGT ne mettrait pas fin au mouvement. La mise à mort se ferait sous la  forme de découpages méthodiques à la tronçonneuse, diffusés sur les réseaux sociaux sous la forme de messages vidéo. On y entendrait les appels au secours des futures petites victimes : "Mon petit papa, je t'en supplie, arrêtez la grève, sinon je vais mourir",  etc.

Tu imagines le cas de conscience. Tempête sous des crânes (de piafs).

J'imagine la maman recevant par colissimo les morceaux bien rangés du petit dernier. Bouhou hou !

Un autre groupe, qui affirme pouvoir compter sur la collaboration de sympathisants parmi les militaires de l'Aéronavale, envisage d'enlever des militants CGT, de les embarquer dans des hélicos, et de les expédier, dûment lestés, au fond de la mer, à l'exemple de ce qui se fit en Argentine à la bonne époque. Les gosses aussi,  tant qu'à faire, proposent certains.

D'autres -- non moins déterminés -- envisagent de lancer sur les manifestants des camions blindés armés de mitrailleuses, et va-z-y-t' à fond  la caisse dans les banderoles. Ils imaginent avec délectation des scènes de guerre où l'on pourrait dessouder à chaque fois plusieurs dizaines de ces enfants de putains, voire plusieurs centaines si on arrose à la grenade.

On voit que ce ne sont pas les expédients expéditifs qui manquent. Plus que jamais, la parole est à l'imagination.

Les mêmes se réjouissent de quelques actions isolées de camionneurs et d'automobilistes (déjà un cégétiste entre la vie et la mort) dont ils disent qu'elles vont dans le bon sens (si j'ose dire) et préfigurent des interventions collectives plus musclées.

Et la démocratie et les droits de l'homme ? -- direz-vous. Vous savez où ces valeureux défenseurs de l'ordre public se les mettent ? Non ? Si vous le leur demandez, ils vous feront sûrement un dessin. Pour eux, un fascisme up to  date est l'avenir de la France. D'ailleurs, la démocratie, soutiennent-ils, exemples historiques à l'appui, est facilement soluble dans le fascisme. D'après eux, c'est même sa meilleure chance d'être populaire.

Dans la guerre civile qui s'annonce, ils ont  déjà choisi leur camp. La balle est dans le camp de la CGT, mais, de toute façon, ça va chauffer grave pour ses militants. Quant à la position d'un François Hollande, le cul de plus en plus écartelé entre deux chaises, elle leur paraît du plus haut comique. Son avenir tient, pour eux, dans le refrain burlesque d'une chanson de Jacques Dutronc : Crac Boum Hûûû !


( Posté par : Adolf H. , avatar eugènique eugèniste  )


Eugène, à Adolf H.  - Cher Adolf, il va de soi que ce texte, qui présente les projets de ces activistes, le fait d'un point de vue purement informatif, et ne reflète aucunement votre position personnelle.

Adolf H. , à Eugène  - Tu l'as dit bouffi. Après mûres réflexions, j'ai conclu, en effet, que je n'étais pas vraiment partisan, du moins en un premier temps, des procédures expéditives qui ont la préférence des groupes dont je parle ici, et dont on aurait tort de penser qu'ils n'existent pas, alors qu'ils sont sur le point de passer aux actes. On a beaucoup parlé du 49/3, alors que notre Constitution prévoit un recours autrement plus efficace : c'est l'appel au peuple qu'est le referendum. Rien n'interdit en effet au pouvoir en place de soumettre à une votation populaire les trois articles de la résolution suivante :

1/ la loi sur le travail, dans sa version "hard" (celle que souhaite le patronat) est adoptée. Elle sera immédiatement mise en oeuvre, si le referendum la ratifie.
2/ La CGT, organisation anti-nationale, est interdite et mise hors-la-loi, de même que les groupuscules gauchistes et anarchistes.
3/ La peine de mort est rétablie. Toute tentative pour rétablir une organisation interdite est passible de la peine de mort.

C'est en tout cas la solution qu'adopterait un gouvernement authentiquement national-social. " National-social " : comme c'est beau ! comme ça sonne bien ! Et puis, ça me rappelle quelque chose, je ne sais pas bien quoi ... Le bon vieux temps sans doute ... Le bon vieux temps, tout simplement.

Fort d'un oui franc et massif, ce gouvernement pourrait expédier au poteau les cégétistes par fournées. Sans oublier les femmes ni les enfants. Ni les retraités.

Pan pan pan pan. Rrrrrran.

Comme au bon vieux temps.


                                                                            *


Décidément, j'ai l'humiaour bien noir, ces temps-ci. Va falloir que je me surveille.


                                                                           *


La nouvelle Salomé : qu'on m'apporte la tête de Martinez saignante sur un plateau.

Certains  matins comme ça, je me sens des dispositions pour la danse du ventre. Malheureusement, j'ai pas le look.

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Un autre de ces groupes, chaque jour plus nombreux, organisés de façon paramilitaire, proposerait de diffuser sur les réseaux sociaux, dans les rues (sous forme d'affichettes, éventuellement placardées sur la porte ou la boîte aux lettres des intéressés) les noms, adresses, numéros de téléphone des grévistes : excellente base de départ, selon les promoteurs de ce projet, pour des expéditions punitives planifiées ou improvisées, à l'initiative de groupes ou d'intervenants isolés...

                                                                           *

J'apprends que  les bloqueurs de déchetteries sont des agents territoriaux. La réquisition, ça existe, que je sache. Baïonnette au cul, s'il le faut. Qu'est-ce qu'attend ce gouvernement de larves pour mettre au pas ce ramassis de smicards du bas de gamme ?

                                                                           *

Pour la prochaine manifestation parisienne, imaginons le scénario suivant : la tête et la queue du cortège attaquées simultanément à la mitrailleuse, tandis que, depuis les immeubles, des commandos armés arrosent la foule et que des escadrilles de drones bourrés d'explosifs se crashent dessus, sans oublier quelques lurons de l'EI se faisant sauter ici et là . CRS, gardes mobiles et unités de l'armée pourraient conclure la fête par des charges à la baïonnette et des exécutions massives façon mur des Fédérés, mais en plus grand. Aussi vraisemblable qu'un épisode de Plus belle la vie, je vous l'accorde, mais gouleyant en diable, n'est-il pas ? Houahouhou !


Eugène communique -

Je me demande si cet Adolf H., qui m'a été recommandé par Josef G., Hermann G. et Heinrich H., ne serait pas un peu mytho sur les bords avec une légère dose de parano et une pincée de schizo.

                                                             
Mur des Fédérés. Nostalgie ... Ah ! comme j'aurais aimé tirer sur ces salauds !

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