dimanche 25 juin 2017

Il y a pasionaria et pasionaria

Sur son blog, Un  si proche Orient, Jean-Pierre Filiu publie un article discutable et discuté intitulé Le vrai visage des libérateurs de Rakka. On y apprend que les combattantes kurdes du FDS, fer de lance de l'opération lancée pour la reprise de la ville, adoptent volontiers des surnoms comme "Rosa Luxembourg" et "Clara Zetkin". Filiu trouve ces références fâcheusement décalées par rapport  au conservatisme social dominant, selon lui, chez les habitants de Rakka.

Quant à moi, je trouve de tels choix fort sympathiques et je pense qu'ils en impliquent à coup sûr d'autres, notamment en ce qui concerne le style de vie. En dehors de ces combattantes kurdes, elles ne doivent pas être bien nombreuses au Proche Orient, les femmes qui se réclament de tels patronages. Il est vrai que, chez nous, elles doivent être assez rares aussi.

De son côté, dans un article du Monde du 25 juin, Didier Leschi épingle cette déclaration de la dénommée Houria Bouteldja, militante du Parti des indigènes de la République :

" J'appartiens à ma famille, à mon clan, à ma race, à l'Algérie, à l'Islam ".

Mais ni à la France ni à l'Europe, où cette dame vit pourtant depuis des années.

Appartenir à sa famille, passe encore. Mais à son clan ! Quelle horreur ! Et à sa race ! Laquelle au juste ?

Et puis, quelle est donc cette rage d'appartenir ? Entre les militantes kurdes du FDS et cette Houria Bouteldja, on voit bien dans quels coeurs palpite l'amour de la liberté.

Il y a pasionarias et pasionaria. Entre les premières et la seconde, mon choix est fait.



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