lundi 24 juillet 2017

Du Galibier à l'Izoard à biclou (1)

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On le sait bien : pour aller de Briançon au col d'Izoard, jeudi dernier, les coureurs du Tour de France ont suivi un long parcours ( près de 180 km ). En fait, à vol d'oiseau, Briançon ne doit être éloigné de l'Izoard que d'une vingtaine de kilomètres, au plus. Pour une étape en ligne, c'est mesquin ; on pourrait envisager un contre-la-montre, mais ce serait avantager abusivement les grimpeurs.  Donc le Tour a suivi un splendide chemin des écoliers : de Briançon à Embrun, en suivant la Durance, laissant au passage Guillestre et les toutes proches gorges du Guil ; puis d'Embrun à l'entrée de l'Ubaye, le long du lac de Serre-Ponçon ; puis  les coureurs ont remonté l'Ubaye jusqu'aux premières pentes du col de Vars, laissant à droite la route qui permet d'atteindre Maurin et la haute Ubaye. Puis ils ont dévalé les pentes de Vars jusqu'à Guillestre, avant de s'engager dans les gorges du Guil ;  à la Maison du Roy, laissant à droite la route de Ceillac, ils ont suivi le Guil avant de l'abandonner pour aller rejoindre le carrefour du col d'Izoard, laissant à  droite la route d'accès à Château-Queyras, Aiguilles, Abriès, Molines, Saint-Véran ; puis, traversant Arvieux et Brunissard, ils ont remonté les célèbres pentes jusqu'au col.

Cette année, la chaîne Antenne 2 a engagé, pour commenter les paysages de France traversés par le tour, une personne fort bien informée ( un écrivain, je crois ), qui nous a fourni, de façon très agréable, d'abondantes informations sur les villes, localités, monuments proches du parcours, et que de superbes prises du vue (aériennes notamment) nous permettaient d'admirer.

On ne peut pas tout dire, certes, dans un  temps limité, mais il m'a semblé que notre commentateur n'avait guère évoqué que les sites les plus proches du parcours, oubliant de nous suggérer  quelques unes des nombreuses occasions de nous éloigner, généralement à pied, de la route suivie par les coureurs, entre des haies de spectateurs nombreux ; on atteint ainsi, dans la solitude le plus souvent, des cols et des crêtes dont l'altitude ne le cède en rien à celle de l'Izoard ; le panorama non plus.

C'est pourquoi je proposerais de reformater cette étape, en la faisant démarrer du col du Galibier, car la vallée de la Guisane peut être considérée comme faisant partie du Briançonnais. Au lieu d'une étape Briançon-Col d'Izoard, on aura une étape Galibier -Izoard, ce qui est plus en accord avec les moments forts de ce Tour 2017 dans sa traversée du département des Hautes-Alpes et d'une partie des lpes de Haute-Provence.

L'étape sera parcourue en biclou.

Qu'est-ce que le biclou ? A l'époque lointaine (pas si lointaine) de ma jeunesse, le biclou, dans les magasins de vélos, portait le nom de "cyclotouriste". C'était un mixte du vélo de course et du vélo de courses. Du premier, il tenait son guidon, son dérailleur à double plateau, son porte-bidon ; du  second lui venait sa solidité, ses peuneus renforcés, ses garde-boue et son porte-bagages. Costaud mais pesant. En tout cas, à biclou, on pouvait se programmer des randonnées au long cours, emportant sur le porte-bagages la tente, le sac de couchage, et dans les sacoches (avant et arrière) le nécessaire quotidien (popote, pharmacie de secours, trousse de toilette, etc.).

J'ai parcouru à biclou, de ma bonne ville du Mans jusqu'en Bretagne et en Vendée quelques  bonnes centaines  de kilomètres, avant de l'abandonner lâchement pour le scooter (Vespa).

Il me semble qu'aujourd'hui, sur les routes de France, le biclou se fait rare. Le VTT l'a tuer. Pour peu que vous en rencontriez un, il y a toutes chances pour que celui ou celle qui pédale vienne de Nouvelle-Zélande ou d'Australie.

C'est ainsi, en tout cas que, chargés de tout le nécessaire, nous descendrons la route qui mène du Galibier au Lautaret, notre première halte. Prudemment : la pente est forte, les virages secs et le ravin profond.

La suite au prochain numéro.


( Posté par : Le Bicloutier nostalgique , avatar eugènique cyclotouriste )




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