lundi 26 février 2018

Vive Laeticia !

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Dans l'affaire du testament de Johnny, je constate que la Laura et le David l'ont dans le tutu, bien à fond et sans vaseline. Ils n'ont pas l'air d'en jouir : tous les goûts sont dans la nature.

Quant à moi, j'en rigole comme un bossu : tout le monde n'a pas le même sens du comique.

En attendant l'hypothétique conclusion de ce misérable feuilleton, gardons en mémoire le proverbe charentais : c'est à la fin de la foire qu'on ramasse les bouses.

Je parie sur Laeticia. Vive elle ! S'il s'avère qu'elle a savamment niqué la gueule à ces deux pleurnichards, même pas cap de reconnaître sportivement leur défaite, je l'en admire et  l'aime davantage ! J'en aurais fait autant ! Rien qu'à voir la tronche qu'ils font et que font leurs supporters (ah ! le Mitchell, ah le Dutronc, ah le Debout, ah la BB !), elle doit drôlement se marrer. De toute façon, à elle le magot, raison suffisante pour soutenir sa cause. Vae victis !

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Entendu ce matin, sur BFMTV, que la guerre fratricide des clans Halliday "alimente les médias" de leurs infos et points de vue contradictoires. Certes, mais quel empressement des médias à se ruer à la soupe ! Même mon chat ne se jette pas avec autant d'avidité sur son bol de croquette. Quant à " l'opinion publique ", avec quel bonheur elle lape n'importe quel brouet ! Plus c'est con, plus ça lui plaît.

Méprisons les "people". Méprisons les médias empressées à servir au populo la merde qu'on l'a dressé à prendre pour de la nourriture. Méprisons l'immonde "opinion publique".

                                                                           
                                                                             *

BFMTV m'a tout l'air du média grand public dont le fond de commerce fait ses choux gras de  l'actualité la plus insignifiante et la plus vulgaire. mais ce n'est pas le seul. Même des hebdos ayant pignon sur rue, comme l'Express ou l'Observateur ont consacré des pages à la success story de la succession de Johnny. Il faut croire que, s'il en est ainsi, c'est qu'au moins (au moins !) 80% des Français sont à peu près incapables de s'intéresser à autre chose qu'à ce genre de feuilleton débile, qu'il s'agisse des déboires financiers du premier people venu, du dernier tueur en série en voie d'identification ou de l'encore inédit scandale de cul. Le citoyen lambda semble pris dans une spirale de trumpisation galopante. Déchéance collective.



vendredi 23 février 2018

Johnny, qui c'est ?

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A la table voisine du restaurant de la maison où j'ai mes habitudes, on discute ferme du testament d'un certain Johnny Halliday. Je me lève et prends la liberté d'intervenir :

-- Excusez-moi, mais ce Monsieur Johnny Halliday dont vous parlez, c'est un habitant de la commune ?

On me toise avec commisération. J'entends un des convives murmurer à sa voisine :

-- Alzheimer, sans doute ...


                                                                       *


Je rêve d'un dialogue entre un quelconque présentateur de journal TV et un notable invité :

-- Et vous, que Johnny Halliday ait déshérité ses enfants, qu'en pensez-vous ?

-- Ah bon ... il les a déshérités ? Ah... Je ne savais pas. Il faudrait le lui demander, à lui.

-- Mais il est mort.

-- Ah... je ne savais pas... au fait, dites-moi, ce Monsieur Johnny Halliday, qui c'est ?


Comme ça fait du bien de rêver ...


                                                                     *


L'antidote idéal à l'intoxication médiatico-télévisuelle : un Alzheimer consciemment et habilement manipulé, histoire de faire barrage à la connerie ambiante.



( Posté par : Johnny Bigoudi, avatar eugènique alzimémère )

mercredi 21 février 2018

De #balance ton porc à Laeticia, en passant par Nicolas Hulot et beaucoup d'autres : actualité d'un classique

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" La calomnie, Monsieur ? Vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j'ai vu les plus honnêtes gens près  d'en être accablés. Croyez qu'il n'y a pas de plate méchanceté, pas d'horreurs, pas de conte absurde, qu'on ne fasse adopter aux oisifs d'une grande ville, en s'y prenant bien : et nous avons ici des gens d'une adresse !... D'abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l'orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano vous le glisse en l'oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis tout à coup, ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s'enfler, grandir à vue d'oeil ; elle s'élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ? "

                                        ( Beaumarchais,  Le Barbier de Séville , II, 8 )


Pas besoin de commentaire pour souligner l'actualité brûlante  de ce texte ! Sauf qu'à l'époque on ne connaissait ni les réseaux sociaux ni certains médias grand public.

" les oisifs d'une grande ville ". On prévoit que, vers 2050, 80% des humains habiteront de grandes villes : ça promet !


( Posté par : Jeannotus Bazilus, avatar eugènique beau marcheur )





Pauvres couleuvres. Comme si elles savaient ce que c'est que la calomnie.



mardi 20 février 2018

C'est pas possible !

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Nombre d'admirateurs inconditionnels de Johnny tiennent Laeticia pour une manipulatrice cynique. Pour les fans de notre zéro nazional, c'est pas possible  qu'il ait délibérément déshérité une partie de sa progéniture.

Le frère de Nordhal Lelandais proclame qu'il ne croit pas à ses aveux. Dur dur, en effet, de se retrouver dans la peau du frangin d'un présumé tueur en série.

Pour les chefs d'un gouvernement que je ne nommerai pas, c'est pas possible que deux des ministres se retrouvent dans la peau de harceleurs-violeurs de grognasses, Aussi les assurent-ils de leur confiance.

Vive la chaude hilarité ! Euh... la solidarité.

lundi 19 février 2018

Paul Robeson today ?

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Parmi ses suppléments cuculturels, Le Monde a récemment réédité un double album consacré au negro spiritual et au gospel. Les interprètes en sont Marian Anderson, Paul Robeson et Mahalia Jackson. Les dates des enregistrements ne sont pas précisées mais on peut les faire remonter aux décennies 40 et 50 pour les deux premiers, à des années un peu plus récentes pour la troisième.

J'avoue que j'ai eu du mal à supporter l'écoute des interprétations de Paul Robeson. Ringard au possible. La voix est belle, certes, mais complètement inexpressive. L'ensemble est gâché par un parti-pris de solennité creuse, très vite assommante. Robeson est accompagné par un quarteron de violons très désenchantés, aux ressources techniques limitées. Cela s'améliore un peu -- très peu -- quand un ou deux chanteurs lui donnent la réplique  dans des morceaux plus vifs et plus rythmés.

On appréhende assez facilement le principal propos de l'interprète : il s'agit de faire admettre au public blanc que la musique noire est, après tout, digne d'intérêt. Peut-être pas autant que les lieder romantiques, mais tout de même. Paul Robeson fut, à l'époque, l'oncle Tom affecté à cette mission. Le tribut à payer est lourd : adieu l'authenticité, adieu l'émotion ; adieu le charme, adieu l'invention. Pour s'en convaincre, il suffit de ré-écouter, par exemple,  la visite d'Armstrong au Good Book.

Les interprétations de Marian Anderson sont à peu près  du même tonneau. L'album contient une photo d'elle en tailleur de ville, très impressionnée, devant le rideau de scène du Metropolitan Opera House de New York. Quel honneur, pour la négresse de service, de fouler les planches d'une scène où se produisirent nombre de cantatrices ( blanches, le temps de Barbara Hendricks n'était pas encore arrivé ) !

Avec Mahalia Jackson, l'écoute devient nettement  plus supportable. C'est que la voix et le style de l'interprète s'éloignent beaucoup moins de l'ambiance dans laquelle les musiciens noirs de l'époque se produisaient généralement, et de l'esprit de leur musique.

Cet album fait mesurer, en tout cas, à quel point toute musique -- et pas seulement les musiques noires américaines -- est tributaire des tendances fortes et des enjeux du milieu socio-culturel dont elles sont une manifestation. Les interprétations de Paul Robeson ne sont plus écoutables aujourd'hui, mais elles gardent un intérêt historique.


Spirituals et Gospel Songs, Marian Anderson, Paul Robeson, Mahalia Jackson  ( Le Monde de la musique sacrée )


( rédigé par : Johnny Guitare, avatar eugènique negro-spiritueux )





samedi 10 février 2018

O Solitude

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Sur son fauteuil roulant, elle stationne parmi d'autres dans le salon où l'on peut regarder la télévision et où sont servis les repas du soir. " Y a pas quelqu'un qui peut me pousser ? " répète-t-elle sans se lasser. " Monsieur, vous pouvez pas m'aider à me lever ? ". Elle déploie une rare agressivité envers les autres résidents ou visiteurs. " Qu'est-ce que vous avez à dire, vous ? On vous a pas sonné ". On l'a installée à une table avec deux autres convives, dont c'était la place depuis longtemps. " Qu'est-ce que vous faites là vous ? C'est ma table, c'est pas la vôtre. Fichez le camp de là ". Elle ne tarde pas à se prendre de bec violemment avec sa voisine de table. " Elle est pas encore là, l'autre peau de vache ? ", claironne-t-elle un soir à la cantonade.

Dans  une autre existence, elle a dû avoir à sa botte un personnel qu'elle morigénait sans retenue. Sa fille, une appétissante blonde que j'ai souvent croisée dans le village, ne semble pas trop pressée de rendre visite à sa mère.

Les accrochages avec l'une ou l'autre se multipliant, le personnel de l'EHPAD a pris le parti de la confiner dans sa chambre. Par la porte laissée ouverte, on l'entend psalmodier sans se lasser : " Y a pas quelqu'un qui voudrait venir me  voir ? Je suis toute seule ... ". mais la prière retombe dans le vide.

La déconvenue l'aidera-t-elle à progresser sur le chemin de l'humilité, de la patience et de la gentillesse ? Rien n'est moins sûr.


( Posté par : Jeannotus Bragmardo, avatar eugènique gérontophile sélectif )